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Shamerock du Gîte : à nouveau de l’or pour les « de Garenne »

Shamerock n’est pas le premier poney issu de la souche « de Garenne » à ramener une médaille pour le clan tricolore. En effet, l’histoire de cet élevage a commencé avec Ira, jument au fort caractère, médaillée de bronze avec Alexandra Ledermann aux championnats d’Europe de saut d’obstacles poney de Copenhague en 1982. Aujourd’hui, plus de 33 ans après ce titre, l’histoire se répète, mais avec de l’or, alors même que Michel et Nathalie Nemes ont dans leurs parcs picards les tout derniers produits de cette génétique extraordinaire.


Au travers de la fin de cet affixe, c’est une page du poney de sport français qui va se tourner. L’histoire commence avec Georges Nemes (le père de Michel, aujourd’hui co-gérant de cet affixe avec sa fille Nathalie) dans les années 1970 à Troissereux dans l’Oise. Propriétaire de terres non loin de Beauvais, Georges a tout de suite vu dans ces poneys rustiques un potentiel sportif et commercial. Membre de l’Association française du poney Connemara depuis sa création, Georges a donc été l’un des premiers éleveurs de cette race en France, alors même qu’au départ, avoue Michel, il n’y connaissait pas grand-chose. Ces petits équidés de moins d’1m49 ferrés, pouvant sauter sans problème 1m35 (et donc sans problème tous types de barrières y compris les clôtures..) étaient reconnaissables au caractère trempé qu’ils avaient. Comme si le climat irlandais avait décidé de se perpétuer dans les gênes de ces boules de poils qui ont fait rêver mais aussi briller toutes les générations de jeunes cavaliers.


Une génétique
rarement égalée


Le point commun de Shamrock du Gite (Champion Individuel et en bronze par équipe en 2015 avec Justine Maerte) et de Mon Nantano de Florys (vice-champion d’Europe individuel CCE 2008, champion d’Europe individuel et par équipes 2011) c’est qu’ils ont tous les deux une aïeule « De Garenne », Nina pour l’un et Ever pour l’autre.


Mais pour ceux qui ont suivi le circuit poney dans les années 90, la descendance directe de Kim est la plus significative, avec notamment Choke (qui a initié Benjamin Devulder à la compétition), Bony ou encore Ulysse qui tournait en même temps dans le circuit Grand-Prix Elite poney. Car à force d’attention, de patience et de travail, la mère de Nathalie, Elizabeth, a fait la renommée de l’élevage. Trois poneys d’un même élevage au niveau Grand Prix en même temps est déjà rare, mais quand en plus il s’agit de la même mère, c’était et cela reste remarquable, d’autant qu’à l’époque on ne parlait pas de transfert d’embryons ! Sans compter le nombre de Connemara de cet affixe qui ont été champions de France dans leur catégorie, comme Iskra de Garenne, auréolée d’or en CSO D1 élite en 2008, mère de Laudanum du Terrier, poney qui a lui-même couru sous couleurs tricolores les championnats d’Europe de Moorsele en 2009 (meilleur tricolore, 11e) et de Bishop Burton en 2010…


Tous les ans, l’élevage de Garenne est cité pour sa qualité dans les différents classements génétiques qui paraissent. Cet élevage d’anthologie est arrivé au bout avec la mort de son dernier étalon, Kébir. Il ne reste donc que quelques derniers poulains d’exception à vendre à la Garenne. Encore une preuve de l’exceptionnel : tous ceux qui ont eu la chance de monter sur le dos de tels poneys ont tous regretté qu’ils ne fassent pas 20 centimètres de plus…


Alix Thomas


22/10/2015

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