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Où l’on reparle d’une société-mère du cheval de sport

(en ligne le 01 août 2008) L’idée n’est pas nouvelle. Si elle a fait beaucoup parler et écrire, elle vient de faire, depuis le début du mois de juin précisément, un bond fantastique. Un comité de réflexion réunissant éleveurs, propriétaires, cavaliers et Haras nationaux
s’est sérieusement penché sur le problème et, pour la première fois, a jeté sur le papier les bases de ce que pourrait devenir une société d’encouragement pour l’amélioration du cheval de sport français. A l’instar de ce qui se fait - et qui marche - dans le domaine des courses.
Plutôt que de tenter de rassembler une énième fois ce qui s’est avéré incompatible, le comité de réflexion a jugé pertinent de prendre le sujet ‘‘par le haut’’ et de séparer ‘‘famille’’ et FFE dont les objectifs sont différents. La famille a pour buts de produire, valoriser, commercialiser des chevaux de sport en optimisant ses produits de haut niveau. Ceux de la FFE sont de vendre et développer un service d’équitation varié en activités et en niveaux de pratique.
La proposition est donc la création de toute pièce d’une société-mère ‘‘filière sport’’ dont l’objectif général est la professionnalisation de la filière sport et dont la représentativité et les moyens sont calqués sur le modèle des sociétés mères en place.
Représentativité : trois catégories de représentants avec...
- des élus au suffrage direct : éleveurs, propriétaires, cavaliers-entraîneurs;
- des représentants délégués par les structures : associations de race, SHF, FFE, GHN, FNC, ASEP, ACSOF, UNIC;
- des représentants d’organisateurs d’épreuves en région.
La base de l’électorat pourrait s’appuyer au départ sur les chevaux de selle orientés sur les seules disciplines olympiques, pour être élargi plus tard aux disciplines officielles des Jeux équestres mondiaux.
Pour ce qui est des moyens, la proposition consiste à transformer l’établissement public Les Haras nationaux en structure et moyens de cette société-mère et d’y intégrer l’ENE. Avec un budget de plus de
50 millions d’euros - soit les budgets des HN, de la SHF, de l’ENE et une partie du Fonds Eperon -, elle assurerait la gestion des sites des HN, de l’ENE et celle des salariés de la filière.
Un grand pas vient d’être franchi puisqu’un projet de statuts existe. Le bout du tunnel pour bientôt et une vraie lisibilité de la filière sport ?

Etienne Robert

01/08/2008

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