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Les Amazones de Drouot

Nancy. Le centre équestre Drouot organisait dernièrement une journée d'initiation à l'équitation en amazone, dans ses installations à Vandoeuvre. Photo 1 sur 1
Fin novembre, le club accueillait un stage organisé par l'ALAé et animé par un écuyer Portugais de l'Ecole de Vienne, Paolo Sergio Perdigao. Ce stage avait remporté un vif succès auprès des dresseurs lorrains.
Cette fois, ce sont les Amazones qui ont investi le centre équestre pour une journée consacrée à cette équitation particulière, quasiment absente en Lorraine. Drouot innove et espère bien développer, en parallèle de ses activités traditionnelles, la monte en amazone, sous forme de stages réguliers.
Isabelle Groslambert, enseignante chaumontaise spécialisée amazone et auteur d'un ouvrage consacré à cette pratique, animait ce stage auquel une dizaine de cavalières a participé.
Les débutantes comme les confirmées ont apprécié son intervention et les chevaux du club se sont montrés fort coopératifs. En effet, si certains avaient été préparés en amont, d'autres ont fait leur « baptême » d'amazone ce dimanche; un cheval correctement dressé s'adapte en effet assez facilement à ces nouveaux codes... Quant aux cavalières, habituées ou néophytes, elles sont sorties de ce stage ravies et emballées, prêtes pour la prochaine fois ! En attendant, le club, équipé de deux selles d'amazone, proposera des baptêmes à celles qui souhaiteront découvrir d'autres sensations équestres...

Renseignements :
centre.equestre.drouot@orange.fr - http://drouot.ffe.com


Bref historique de la monte en amazone


« La monte en amazone est une forme d'équitation qui fut longtemps obligatoire pour les dames, qui ne pouvaient, bien sûr, porter un pantalon pour monter à cheval.
La cavalière est donc assise de manière à avoir les deux jambes à gauche de son cheval. Du côté droit, elle utilise une longue cravache pour remplacer l'action de la jambe.
C'est au XIXe siècle, grâce à la mise au point de la selle à fourche, que les femmes purent pratiquer une véritable équitation sportive, tant à la chasse que dans les manèges. Certaines d'entre elles s'illustrent même en concours de saut d'obstacles, rivalisant avec les cavaliers. La meilleure amazone du siècle était, disait-on, l'Impératrice Elisabeth d'Autriche plus connue sous le diminutif de Sissi.
Ce n'est qu'au moment de la première guerre mondiale que les femmes commencèrent à monter à califourchon et progressivement, les amazones disparurent. Seules quelques-unes survécurent, notamment dans les équipages de chasse à courre.
C'est dans les années soixante-dix que quelques nostalgiques tentèrent de réveiller la monte en amazone et progressivement, le nombre d'amazone augmenta. Il existe aujourd'hui quelques centaines de femmes qui perpétuent cette forme d'équitation conciliant le sport avec l'élégance et la féminité ».

I. Groslambert
10/02/2011

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