la poésie. C’est peu de chose. En apparence.
Le Haras du Pin a conservé la belle et transparente expression de « Parade des Etalons », pour qualifier la manifestation qui a défié le froid et la morosité : le cadre prestigieux, le rythme des « tableaux », la beauté des uniformes, des chevaux et des attelages, ont attiré cette année encore un public nombreux, rassemblant des professionnels, - les éleveurs venus voir les futurs pères de leurs poulains, - et des spectateurs séduits par la poésie de cette présentation, qu’ouvraient les sonorités éclatantes des Trompes du Pin.
On ne peut évoquer tous ceux qui figurèrent dans cette Parade. Nous avons revu le hanovrien Belfort et le holsteiner Chef Rouge, chevaux de dressage.
Nous avons vu les étalons de course : les trotteurs et pur sang, dont l’un est, vivant, une gravure anglaise du XVIIIe; et les traits, percherons et cobs, tandis que Franck Lemestre annonce l’arrivée prochaine d’un percheron américain. Puis les étalons de sport. Deux anglo-arabe, ensuite les SF. Bien sûr, le chic Dandy du Plapé qui s’affirme par la qualité de sa production; Bleu Blanc Rouge, acheté en partenariat par l’ADEP et le Haras National, et qui a obtenu beaucoup de succès auprès des éleveurs; Hornet Rouge, aux origines exceptionnelles, de retour au haras depuis quelques jours.
Les étalonniers de l’ADEP ont alors présenté leurs champions dont le plaisant Solitaire, le puissant gris Crown Rhodonite. Et nous avons souri aux facéties du toujours jeune Ohio (19 ans). L’Organisation Normandie Poneys a présenté un Welsh et deux jolis Shetlands.
Gardons-nous d’oublier les ânes normands. Gentils et intelligents, ils ont montré qu’ils restaient très présents : guidés par leurs conducteurs en costume du pays, ils ont été applaudis, tout particulièrement l’aimable Roudoudou qui venait d’obtenir le Trophée National au Salon de l’Agriculture.
Sont « venus du pays du soleil » Ouadoud, le barbe offert par le roi du Maroc, et plusieurs étalons arabes; et pour compléter l’éclectisme de cette parade, des étalons américains ont suscité l’admiration du public par leur souplesse et leur réactivité. Francis Mas a ensuite emmené ses élèves cavaliers jeunes chevaux dans une cavalcade souriante, avant que les attelages montrent leur maniabilité; qu’on juge de leur qualité : l’un d’entre eux, à quatre chevaux alezans, est présélectionné pour les Jeux de Lexington.
Normandie
La Parade des Etalons au Haras du Pin
Adieu le fier nom des « Haras Nationaux ». Nous dirons désormais IFCE et GIP. Au nom de la modernité. Il reste France Haras, expression intelligible. Mais l’esprit français ne s’y retrouvera pas : ni la syntaxe (c’est un anglicisme), ni
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