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La légende Boyd Exell sur les chapeaux de roue !

  • Boyd Exell (© Photo Patick Jean)
    Boyd Exell (© Photo Patick Jean)
  • Boyd Exell (© Photo Patick Jean)
    Boyd Exell (© Photo Patick Jean)
  • Boyd Exell (© Photo Patick Jean)
    Boyd Exell (© Photo Patick Jean)
La saison 2019/2020 de la FEI Driving World Cup™ est désormais lancée. Et c’est au Longines Equita Lyon, Concours Hippique International que les tout meilleurs meneurs se sont donné rendez-vous pour cette première étape indoor de l’attelage sportif à quatre chevaux. 

Au terme d’un barrage réservé aux trois meilleurs équipages de la première manche, le numéro un mondial et légende de la discipline Boyd Exell s’est adjugé l’épreuve de main de maître. Le meneur australien a su mêler vitesse et précision dans cette épreuve spectaculaire. Il s’impose grâce à un chronomètre de 142’’70, contre 148’’99 pour le jeune et prometteur Néerlandais Bram Chardon, 26 ans, vainqueur l’an dernier de la Finale de la Coupe du monde FEI d’attelage. La troisième place revient au Hongrois József Dobrovitz en 173’’14.  

Pour comprendre

Dirigeant leurs quatre chevaux au bout des guides et au son de leur voix, les meneurs ont démontré tout le potentiel de leurs montures et le véritable travail d’équipe réalisé aux côtés de leurs grooms, et surtout leur exceptionnelle dextérité. Il faut savoir que pour cette discipline, que l’on nommait autrefois « à grandes guides » le meneur regroupe dans sa main une paire de guides par rang de chevaux. En compétition, ces guides sont le plus souvent « bouclées », c’est-à-dire que le meneur a dans la main gauche les guides menant aux commissures gauches et inversement. Il ne s’agit pas de tirer vers la gauche pour tourner à gauche, mais plutôt d’avancer la main droite, et cela dans un galop allongé, et en passant à travers des obstacles dont la largeur dépasse à peine celle de l’attelage. 

De plus, dans les virages, la grosse difficulté est que les deux rangs de chevaux ne doivent pas aller dans la même direction, voire même aller dans des directions opposées pour permettre à l’attelage de « s’enrouler » autour de l’obstacle. C’est pourquoi le rôle des coéquipiers est primordial pour assurer l’équilibre dans les virages serrés, et parfois donner le coup de reins qui va déplacer la voiture des quelques centimètres qui éviteront la faute. D’ailleurs, le samedi une quille a été renversée par l’épaule d’un coéquipier. 

Le meneur, lui, assure la direction en faisant le choix de la meilleure trajectoire en anticipant du regard, comme en CSO et bien sûr la vitesse. Les chevaux doivent être parfaitement concentrés sur ses indications, c’est pourquoi ils portent le plus souvent des œillères.

La compétition se déroulait en 4 manches : deux le samedi, et une le dimanche, suivie d’un barrage pour les trois meilleurs sur un parcours mêlant des obstacles de marathon et de maniabilité, un peu comme si l’on mixait cross et CSO en complet. Ce parcours restait le même sur les deux jours, mais une deuxième reconnaissance le dimanche, couplée avec l’expérience du samedi, permettait de chercher ou gagner quelques précieuses secondes (n’oublions pas que chaque quille renversée coûte 4 secondes). A la suite de la seconde manche, seules trois équipes étaient sans faute : le Hongrois Jozsef Dobrovitz, le Néerlandais Bram Chardon, déjà Champion d’Europe, et l’Australien Boyd Exell. Pas de chance pour le Suisse Jérôme Voutaz, vainqueur à Lyon en 2018, et second de la première manche, qui ne s’est pas qualifié à cause d’un catastrophique passage dans le premier obstacle malgré les encouragements fournis de son public. 

Barrage

Au barrage, toujours sur le même parcours, Dobrovitz tentait le tout pour le tout, mais a perdu toutes ses chances avec plusieurs obstacles renversés. Bram Chardon, qui avait établi le meilleur chrono en première partie renversait malheureusement une quille sur le parcours intermédiaire, puis une autre dans l’obstacle 2, mais avec un chrono encore amélioré. On pensait la partie gagnée pour Boyd Exell, mais il fit durer le suspense en bousculant lui aussi un obstacle. Heureusement pour lui, ce fut sa seule erreur.

« Nous avons eu du grand sport aujourd’hui. J’ai longtemps concouru face à Ijsbrand Chardon. Aujourd’hui, c’est son fils Bram qui a pris le relais. Il est lui aussi un grand compétiteur et il progresse d’année en année. À vrai dire, c’est super pour notre discipline : cela nous tire tous vers le haut et cela va emmener l’attelage de haut niveau dans une nouvelle dimension », commente Boyd Exell, quadruple champion du monde et sept fois vainqueur de la Finale de la Coupe du monde FEI. Le duel Boyd Exell/Bram Chardon a d’ores et déjà démarré. « Cette fois-ci, c’était au tour de Boyd. La prochaine fois, ça sera pour moi ! », a renchéri le jeune Néerlandais en souriant. 

Lipizzans pour Benji

Benjamin Aillaud représentait lui les couleurs françaises sur cette épreuve, avec un tout nouveau quatuor de chevaux. « Je reviens à mes premières amours en montant un nouvel attelage composé de chevaux lipizzans. L’objectif est d’entrer véritablement dans le grand sport de l’attelage indoor grâce à ces chevaux », a commenté le Tricolore, septième de l’épreuve.  

Intégré au programme du Longines Equita Lyon, Concours Hippique International pour la deuxième année consécutive, l’attelage à quatre chevaux a de nouveau fait l’unanimité, et ce pour la dernière journée du salon. « Nous sommes très fiers d’accueillir cette discipline à Lyon. Le public commence à vraiment se prendre au jeu. Je suis très heureuse que les meilleurs meneurs au monde soient au rendez-vous et nous fassent confiance », a commenté Sylvie Robert, présidente de GL events Equestrian Sport, avant de conclure : « Equita Lyon ferme ses portes avec un record d’affluence. Tous les acteurs ont répondu présents pour faire de cette nouvelle édition une réussite. »

Véronique Robin

04/11/2019

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