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Au Pin, L’élevage normand au cœur du championnat d’Europe de Complet

  • Les Europes au Pin à un an des JO de Paris
    Les Europes au Pin à un an des JO de Paris
  • L'Excellence attendue au Pin
    L'Excellence attendue au Pin
  • Les sols décisifs pour le bon déroulé de la compétition
    Les sols décisifs pour le bon déroulé de la compétition
  • IFCE et Cadre noir des exemples équins de longévité sportive
    IFCE et Cadre noir des exemples équins de longévité sportive
  • L'étape régionale des foals de Cheval Normandie pendant la compétition
    L'étape régionale des foals de Cheval Normandie pendant la compétition
  • Pierre Le Goupil (© Boudon)
    Pierre Le Goupil (© Boudon)
Membre fondateur du Grand Complet, Guillaume Blanc prend en premier la parole dans le cadre de la journée de présentation à la presse de ce 14 juin 2023 : « Il nous a paru important par rapport à notre vécu et à notre façon d’aborder les choses, de nous intégrer dans une histoire, celle d’un territoire, celle d’un élevage et d’une région ». 

L’association Ustica présidée par Valérie Moulin, c’est trente années d’organisation de concours. « Nous avons monté l’association, avant de progressivement monter les marches au niveau international. Nous étions dans les premiers à devenir une étape de la Coupe du Monde de la Fédération Equestre Internationale en concours complet ». L’évolution les emmène ensuite à quitter le lieu originel de Martinvast, fief de la famille Le Goupil, gagner le Pin-au-Haras, et passer sur le format étape de Coupe des Nations en France depuis 2012 ». Candidat dès 2018 pour le championnat d’Europe, Ustica présente les atouts d’être « dans le trio de tête européen en nombre de partants sur le site ce qui témoigne de l’attachement des cavaliers, avec une compétition installée dans une région très accessible pour les professionnels outre-Manche particulièrement nombreux en CCE ».  

Une collaboration avec les collectivités de l’Orne et de la Région Normandie qui scelle un accord en termes d’infrastructures et d’utilisation des espaces. « Le Haras du Pin accueillait déjà en 1969 le championnat d’Europe, mais nous n’oublions pas que nous sommes dans le cadre d’un Haras, donc d’un lieu d’élevage. Cette partie est essentielle car elle fait partie du cœur de nos activités. Des terres d’élevage de Martinvast, à celles du Pin, les activités d’élevage font partie de l’ADN de nos sites, comme du nôtre en tant qu’organisateur. Le concours complet et l’élevage, c’est une véritable histoire d’amour, comme en témoigne les résultats des derniers JO de Tokyo avec six Selle Français sur les sept premières marches du podium, pour cinq nations différentes. Concrètement une véritable domination du cheval français.  

Mettre en avant la Normandie
« Nous souhaitions agir pour valoriser la diversité. Par les différentes activités de la filière, ainsi que dans les variétés des races, l’âne du Cotentin, l’âne normand, le Cob, le Percheron qui sont des races qui ont constitué le terroir normand. Autant de raisons qui justifient notre association à l’élevage et ce tout au long de la compétition. Nous avons donc contribué à la programmation du concours régional de foals pendant l’évènement, et d’une étape qualificative pour la troisième édition des Espoirs du Complet. En cela nous espérons que certains cavaliers repartiront avec un cheval en plus du nombre avec lequel ils sont arrivés ». 

CIRAL et LABEO sur site
« Sportivement nous souhaitons maximiser les nouvelles infrastructures du Pin qui sont assez formidables. En premier lieu au niveau de l’accueil des chevaux, comme en matière d’accompagnement par un autre axe normand qui est l’Excellence en termes de santé animale. Délocalisation du CIRAL qui sera sur le site (échographie et radiographie), présence de Labéo qui viendra avec son laboratoire portable pour pouvoir réaliser les analyses pour ceux qui le souhaiteront. L’objectif est de montrer que dans le concours complet, le cheval est un partenaire auquel nous tenons et sur lesquels nous veillons tout particulièrement. Les athlètes équins seront pris en charge d’un point de vue mécanique dès leur arrivée, avec un vétérinaire en permanence à disposition dans les écuries. 

CCE, l’exemple de la longévité sportive équine 
« L’âge des chevaux de concours complet à haut niveau est un indicateur flagrant du soin apporté à ces partenaires équins. Du circuit Jeunes Chevaux jusqu’à un « âge avancé ». L’IFCE en exemple aura ainsi eu deux de nos meilleurs chevaux partis en retraite à 17 ans, l’année dernière, avec les champions Quoriano*IFCE (Arnaud Boiteau) et Qing du Briot (LCL Thibaut Vallette). C’est bien de longévité sportive au plus haut niveau dont il est question au regard de leurs résultats tout au long de leur carrière respective. Avec l’organisation de ce championnat européen à l’aube des prochains JO, nous souhaitons mettre ces couples d’athlètes dans des conditions idéales pendant les épreuves de triathlon. Pour cela, le site du Pin est idéal avec ses nouvelles infrastructures d’accueil, camions, cavaliers et chevaux, carrières de détente et de dressage, le parc du Hautbois pour le jour du cross, et la carrière des JEM pour le saut d’obstacle, étape ultime du concours ». 

Aller chercher les qualifications des équipes pour Paris 2024.
« Côté Sport, nous recevrons cinq équipes européennes qui viendront pour deux places au JO, ce qui crée un enjeu sportif encore plus important. Quant aux équipes déjà qualifiées, les Europe permettront de faire un point sur l’état de forme des chevaux, et pour les nations européennes, un moyen de découvrir notre chef de piste, qui sera celui des JO, Pierre Le Goupil ». 

 

Les pionniers du concours complet

Emblématique famille du CCE, le clan Le Goupil. Représentant de la FEI, actif du Grand Complet, pour Ustica ce jour, Pierre Le Goupil salue à sa prise de paroles pour cette présentation à la presse plusieurs acteurs présents lors de la réunion. Pionniers de la filière : Michel Mesnil, Jean-François Noël et Hubert Esnault pour Cheval Normandie, l’association des éleveurs de chevaux de sport.

« Des noms qui ont arpenté le site du Pin et qui sont toujours là, pour l’élevage pour le sport. La Normandie est l’une - sinon LA nation - la plus grosse productrice des chevaux dans le monde. Ça me parle d’autant plus que j’ai fait mes premiers concours ici dans le parc. De mémoire, c’était la première année où les épreuves de cross ont basculé des herbages de la jumenterie au parc du Hautbois et aux herbages du Vieux Pin. C’est un fait qui nous marque parce que je suis sûr que vous étiez là tous les trois (ndlr : Mesnil/Noël/Esnault). Alors forcément revenir ici en 2010 pour pousser les murs et agrandir le terrain de jeu qui était un peu étroit sur la ferme familiale, ça motive, ça crée une vision qui est indispensable pour arriver là où nous en sommes, pas à pas et faire notre petit chemin et développer un savoir-faire pour revaloriser à juste titre le site du Pin ». 

Un travail des sols nécessitant une connaissance du site et un véritable savoir-faire 

« Le Pin est un site délicat s’agissant de ma partie en tant que chef de piste, avec des terrains qui ont une richesse au niveau de l’élevage mais qui sont délicats à préparer pour le cross. Des terrains à tendance très argileuse, et qui avaient malheureusement une espèce de chape avec mauvaise réputation parce qu’il était très difficile de faire courir les chevaux dans les bonnes conditions, avec des sols soient trop durs, soient trop mous. Nous en avons vu les limites en 2014 avec des championnats du Monde qui se sont courus pendant une année particulièrement arrosée, une compétition qui a pu quand même se tenir grâce à tous les investissements qui avaient été faits

 Il s’agit de la seule année où nous n’avons pas arrosé. Toutes les autres années, ça a été différent avec des terrains très secs, très durs, il faut jongler avec les réserves en eau. Fort heureusement l’accueil des JEM sur site a permis de remettre à jour les installations, et de développer la capacité d’arrosage pour que nous puissions maîtriser l’hydrométrie des sols. 

Grâce au travail et à l’expérience de cultivateur sur un terrain de jeu où l’on fait ce qu’on veut, nous avons réussi ici en faisant ce qu’on veut et de façon empirique à utiliser le sol et pour chaque année offrir des conditions qui donnent satisfaction. C’est particulièrement important parce que cela illustre que nous fassions toujours le plein en termes de cavaliers. Ils savent qu’ils trouveront au Pin un bon sol. En témoignent mes échanges avec Lucinda Green, l’un des grands noms de notre discipline, qui a couru sur ces sols jadis et qui était de nouveau présente en 2022 avec sa fille. La complétiste n’en revenait pas des investissements consacrés à la filière, comme au développement du sport dans toutes ses composantes. De la manière dont nous avions réussi, malgré les conditions, à offrir un sol alors que bien d’autres auraient jeté l’éponge. Avec cette qualité de sol, les infrastructures qui permettent également de l’optimise, et un brin de savoir-faire quand même, ça ne vient pas couronner car nous croyons en une suite, mais cela met un point d’exclamation sur 25 années d’expérience ».  

Savoir-faire à la française

« Je fais figure d’enfant gâté actuellement puisque je vais enchaîner les trois plus gros championnats de ces deux années à venir, avec les championnats d’Europe en août, les Jeux Panaméricains au Chili en octobre et les JO 2024. Ça permet un cycle complet, c’est une chance et c’est très excitant. Je souhaite que l’entrée en matière cette année au Haras puisse donner satisfaction à tous. Il est certain que la préparation et l’optimisation des dernières semaines sont toujours un sujet délicat. Nous sommes dépendant de la météo et il faut le matin lever le petit doigt et décider quel outil, quel matériau seront utilisés pour la bonne préparation. Faudra -t-il de la tonte, de l’arrosage, du compactage, des apports de matériaux pour optimiser la construction ? Une donne importante cette année puisqu’habituellement j’ai une équipe restreinte autour de moi avec des personnes que je forme depuis quelques années. On s’en sort, on construit mais c’est toujours un peu difficile ». 

Une équipe britannique pour une alliance européenne

« Cette année, nous avons pris le parti de nous appuyer sur une équipe extérieure qui a déjà fait ses preuves et qui est connue en France et qui vient d’Angleterre, l’équipe JUMP’ONE de Dominique Moore. Ce qui nous permettra d’avancer de manière un peu plus détendue et pour ma partie me consacrer principalement à la conception et cette fameuse préparation des sols. Sur le parcours, nous ne resterons pas dans les traces de 2014 parce que le sol s’est un peu dissous dans l’ensemble, et qu’il est nécessaire d’innover. Nous aurons donc de nouveaux passages qui sont créés ainsi qu’une partie déjà connue, et puis la différence se fera également dans la manière dont nous poserons les questions, alliés à une construction qui sera configurée avec des variations par rapport à nos habitudes. 

Nous sommes vraiment contents de ce qui est un vrai défi : « Accoucher » d’un événement de cette envergure, c’est difficile quelques soient les conditions et là elles sont formidables, pour un enjeu qui est de taille. Les journées et les nuits seront courtes ». 

Le britannique Dominique Moore pour Jump’One 

« Jump’One s’articule autour de permanents et de freelances qui viennent renforcer les équipes. L’intérêt de travailler avec eux, outre le savoir-faire, c’est d’avoir une réactivité, une souplesse et une sûreté du fait du nombre d’intervenants qualifiés. Nous nous sommes dirigés vers eux sur les conseils de Guillaume Blanc qui avait par le passé travailler avec eux à Bertichères, moi également et j’avais adoré ça. Ce n’est pas juste un soulagement, c’est également une opportunité créatrice qui m’intéressait beaucoup. Nous partagerons par ailleurs également le Chili ensemble ».  

Guillaume Blanc de préciser : « Force est de constater que le concours complet jusqu’à présent était majoritairement porté par les anglais, l’objectif c’est également un véritable positionnement de la France à l’échelon international et nous nous devons d’être présents et rayonner nous aussi à l’international. Pour arriver à cela c’est un travail d’équipe, et nous essayons d’évoluer avec les meilleurs outils ».  

Pierre Le Goupil : « Nous avons en France des équipes qui sont largement au niveau de Jump’One, reste une donne à considérer en matière de disponibilité, de réactivité en matière de puissance d’action dans un laps de temps qui est toujours un peu restreint. C’est une question d’opportunité comme d’affinités, les personnes se connaissent et ont envie de travailler ensemble ou pas. C’est l’occasion d’apprendre de chacun, de ne pas choisir de rester dans un schéma à l’identique. Je le dis avec d’autant plus de confort que nous avons eu l’occasion d’échanger sur le sujet avec Michel Asseray et Thierry Touzaint. A mon sens, c’est un enrichissement à terme de savoir-faire, qui passe par la qualité et la réussite de l’événement. Il est évident que cela un impact qui rejaillira aussi sur le savoir-faire français, j’en suis convaincu »
 

Entrevue avec Michel Mesnil, Président de Cheval Normandie  

JLC : Régional des foals, épreuve qualificative pour la troisième année des Espoirs du Complet, notre élevage se présentera aux Europes cet été ?
MM : « Tout à fait. Tout le long de la semaine et sur le week-end. Avec les vendredi, samedi, et notamment le dimanche avant la remise des prix. Nous organisons ainsi une présentation des chevaux à vendre de 3, 4, 5 voire 6 ans, typés complet. L’objectif est de mettre en avant cette production normande d’excellents chevaux multi-médaillés dans le concours complet. De mettre en évidence cette qualité de chevaux SF nés en Normandie, et de profiter de cet événement pour servir de vitrine de notre production aux grands cavaliers de CCE. 

De fait, avant que ces chevaux n’atteignent l’âge de concourir, nous avons toute la partie Elevage dont nous sommes en tant qu’association la cheville ouvrière. Ceci explique que nous ayons intégré le régional des foals au championnat d’Europe. Une étape qui qualifie pour le championnat de France au mois de septembre à Saint-Lô. C’est autour de 45 foals qui seront présentés sur la carrière en bas du château au moment du dressage. Un certain nombre de ces foals seront à vendre. Précision faite sur le catalogue des foals pour que de potentiels acheteurs, d’éleveurs ou de cavaliers intéressés par des pedigrees plus axés CCE aient la possibilité d’une négociation de gré à gré. Comme les chevaux présentés le dimanche, il ne sera pas question d’enchères mais bien d’une négociation entre les parties. 

Nous avions l’habitude de présenter nos 3 ans dans le cadre de saut en liberté, ainsi que montés aux allures, avant de leur faire passer un petit tronc. L’épreuve sera qualificative pour les Espoirs du Complet qui se tiendront au Lion d’Angers pendant le Mondial des 6 et 7 ans.

Cheval Normandie a maintenant 6 ans et évolue sur la région et les cinq départements. C’est la raison pour laquelle il nous tient à cœur d’être présents au Haras et, nous inscrire dans le CCE, a d’autant plus de sens au Pin. Nous sommes beaucoup plus axés CSO sur Saint-Lô et Deauville ». 

JLC : Nous avons la chance en Normandie et notamment au sein de l’association, des élevages très importants comme de type familial, à taille humaine ,qui se côtoient. Il semble que nous ayons un équilibre qui permet une vraie rencontre entre les éleveurs et des échanges avec de vrais connaisseurs de génétique, des passionnés de sport, et cela paraît être vraiment l’une des forces de votre association ?
MM. « Nous avons aujourd’hui 600 adhérents sur la région, et nous irons au-delà puisque les éleveurs de poneys viennent de nous rejoindre, l’ONP qui compte 200 adhérents. Soit une estimation de plus de 800 adhérents. La moyenne des poulinières au sein de Cheval Normandie est autour de deux poulinières par élevage. Nous avons donc des éleveurs qui représentent 25% de la production de SF, c’est puissant tout en étant une grosse responsabilité. Cela signifie que si la Normandie devait « tousser au sein de son élevage », cela aurait obligatoirement des répercussions importantes au sein du stud book. Que la Normandie ait du dynamisme, des idées, qu’elle avance, soit source de propositions est indispensable. Notre chance est d’avoir de gros élevages mais également plein d’éleveurs avec 2 ou 3 juments. C’’est une force pour la diversité dans les souches ». 

JLC : Combien de concours sont organisés annuellement par l’association ?
MM. « C’est 30 journées de concours de foals, c’est également le New Tour, que nous organisons pour la formation des chevaux l’hiver, que nous avons mis en place il y a deux ans. Concrètement, 12 journées de formation en indoor l’hiver pour les chevaux de 4 à 6 ans. De plus nous prenons part au Normandy Horse Show, au championnat de France des foals, au Pin dans le cadre des Europe, au 4* à Saint-Lô avec une vente de foals qui marche très bien. Cette année nous avions 60 foals présentés, et la moitié est vendue. Nous avons gardé le principe ancestral de négociations de gré à gré entre éleveurs et acheteurs sur le principe de la foire dans le cadre d’un 4*. Nous accueillons des cavaliers de 4* qui viennent et négocient le prix du poulain. Cette année, Pénélope Leprévost est venue acheter un fils de Mylord Cathargo. Nous avons des acheteurs qui viennent pour acheter des produits qui partent en Suisse, en Allemagne, en Angleterre, Irlande aussi. Si la vente n’avait pas été intégrée à ce niveau de compétition, de telles opportunités n’auraient certainement pas été créées, c’est certain. »  

JLC : Dans votre association, vous avez plusieurs des plus grands connaisseurs de la génétique du SF, est-ce que des colloques, des rencontres ou des conférences auraient une programmation envisageable ?
MM. « Être une région productrice de chevaux, de qualité n’est pas le fait du hasard. Nous avions des hommes, des poulinières, les souches basses étaient là, et puis les éleveurs se sont aguerris l’œil à la sélection, au savoir-faire de leur production. Il est effectivement possible d’imaginer des rencontres mais il faut tout de même dire que l’éleveur normand n’est pas forcément quelqu’un qui va se mettre en avant, en disant « Je vais partager mon savoir-faire ». Nombreux sont les éleveurs qui prennent des stagiaires, et qui de fait sont formateurs. Evidemment qu’il est enrichissant de partager avec d’autres, aller voir ce qui se fait à l’étranger, il y a des bonnes idées à prendre partout. En Normandie, nous avons une certaine connaissance en termes d’élevage, de fabrication, d’accouplement ».  

JLC : Il est encore trop fréquent sur les concours de découvrir des jeunes chevaux jamais manipulés
MM. « Il est certain qu’il y a de l’éducation à faire, reste que nous n’avons pas tous la même perception. Si on doit aller vite comme ça, on passe à côté de bons chevaux, c’est certain. Il y a le cheval qui se fait peur et qui fait des sauts, et en fait lorsqu’il a compris, et peut ne pas être du tout meilleur qu’un autre, et puis celui-ci qui sera très bon mais très émotif. Lui pourra être complètement tétanisé, pour peu que le fouet le pousse à distance… Personnellement, je fais sauter dans un rond tout seul. S’il cherche à passer à côté de la barre, j’ouvre mon bras et il y va tout seul ! Il n’a jamais de saut par contrainte. La dernière fois, j’ai un client qui est venu et qui n’en revenait pas « Mais comment tu fais pour les faire sauter tout seul ? », je lui ai répondu : Demandes au cheval moi je n’en sais rien. Je n’ai même pas de fouet. Je ne mets jamais haut, mais je peux mettre un peu plus large, alors je l’accompagne davantage dans le mouvement.

Lorsque  je présente des chevaux qui vont bien je les retrouve plus tard sur les terrains. J’ai eu Emir Du Fresne (Bisquet Balou x Queen du Fresne x Helios de la Cour II), c’était Marc Dilasser qui l’avait, qui a fait les 7 ans, il a été vendu aux Etats-Unis. J’ai eu la gagnante des 6 ans. Paradis Du Fresne (Jivago du Rouet x Miss du Fresne x Fortress de Moens) qui a fait de la 160, Eliwood Du Fresne ( x Safari d’Auge SFA x Holiwood du Fresne SFA x Qredo de Paulstra SFA)  qui a été débourrée à 6 ans ½, elle a commencé sa saison de concours à 7 ans, elle a commencé sur 1m, elle a finit sur 1m45, et actuellement elle attaque les 160. La jument est juste extraordinaire. Je l’ai vendue en Suède comme poulinière, et puis pour ses 6 ans après deux poulains, son propriétaire m’a appelé « je vais la débourrer ». Elle a débuté les 7 ans, a été qualifiée pour la finale, et se classe huitième de sa génération. Maintenant, elle continue, elle progresse parce qu’elle manque de métier, elle est compétitive sur 150 et ils vont l’amener sur 160. Le propriétaire est ravi et moi aussi.  C’est de la belle histoire ».

Textes et photos Mélanie Guillamot 

 

Programme « La Normandie, terre d’excellence ! »

Mercredi 9 août - 18h00

Présentation de chevaux de sport normands dans le cadre de la Cérémonie d’Ouverture des Championnats d’Europe.

Vendredi 11 août – 9h00

Concours régional de Modèle et Allures Foals.

17h00 : Présentation de chevaux à vendre.

Samedi 12 août – toute la journée

Chevaux à la vente.

Dimanche 13 août – à partir de 9h00

Session de qualification pour les Espoirs du Complet des 19 et 20 octobre au Mondial du Lion. 

A partir de 14h00

Présentation sous la selle des chevaux proposés à la vente. 

Catalogue des chevaux présentés disponible sur simple demande à partir du 15 juillet : www.cheval-normandie.fr

16/06/2023

Actualités régionales