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Jérémy Moreau : Je suis volontaire et je le reste !

Cavalier depuis l’enfance, fort d’un solide cursus (DUT de commerce et BEE2), Jérémy Moreau poursuit à Blois sa logique de formation permanente« Je voudrais être un pro au sens le plus noble du terme. Et si ça ne marche pas, je pourrai Photo 1 sur 1
toujours faire autre chose » affirme le récent Champion de France Hunter des Enseignants. Sa marotte revient à se démarquer et « de ne jamais voir une porte se fermer devant moi » convient-il. Le parcours qui l’a fait atterrir ces dernières années au centre équestre de Blois le démontre bien.

« J’ai commencé à monter à cheval chez Serge Enout quand il était installé à Pithiviers, il y a de nombreuses années. Par la suite, je prenais le train pour ne pas manquer les reprises dans le CE de Blois car j’étais bien décidé à ne pas quitter mon enseignant ». Le jeune homme avait déjà de la suite dans les idées. Par la suite, muni d’un DUT de commerce obtenu en 2000, il prend la route du Cher pour travailler trois années avec François Pasquier, spécialiste du Hunter et suit sa formation moniteur à Lamotte-Beuvron sous la houlette de Michel Hérault. En 2004, il rejoint l’Auvergne et le centre équestre La Vendée, chez Laurent et Françoise Laporte, des fervents du CSO. Sur les lieux, il structure l’accueil, assure l’enseignement. « J’ai acquis les bases de mon métier en me débrouillant de mon propre chef sur tous les fronts ». Après une année sur place, Serge Enout fait appel à lui pour un projet. « Je ne voulais pas travailler avec celui qui me connaissait sous toutes les coutures. Dans mon esprit, je ne voulais pas modifier le contexte ou me voir en porte-à-faux ». Il se décide tout de même à rejoindre Blois.

Tournant

Jérémy accepte le poste d’enseignement et la formation qui doit le conduire au diplôme d’instructeur qu’il obtient en Septembre dernier. « Je me consacre à l’enseignement en bannissant l’idée de monter en touriste ». Il multiplie les casquettes, tantôt juge, chef de piste, formateur, cavalier s’intéressant à toutes les facettes offertes « Si j’ai choisi le hunter, une passion transmise par Serge, je ne m’oppose en rien aux autres disciplines. C’est ma tasse de thé du moment, mais je voudrais m’imposer en CSO ». Il a des espoirs bien fondés avec Liquide (Quito de Baussy), un cheval confié par une propriétaire du CE de Blois, Clémentine Janvier qui s’est déjà illustrée avec ce dernier.

Quant à la formation, elle occupe une large place dans le planning. Jérémy ne manque pas une occasion de se perfectionner. Il lit beaucoup, les « grands maîtres » le passionnent. Enfin il est enclin à la communication, ouvert à tout. « Dans mon métier où l’accueil et l’animation sont des impératifs, cela me paraît incontournable. Pour moi, c’est une vraie démarche, un souci du travail bien fait ». Le hunter s’avère un outil pédagogique dont il mesure l’excellence dans laquelle il veut obtenir toujours une équitation juste. « Si la compétition est mon leitmotiv je n’oublie pas la notion de loisir, de plaisir pour l’ensemble de mes cavaliers ».

Justement le hunter doit encore évoluer dans l’hexagone et Jérémy a son idée sur le sujet. « C’est un peu la bérézina. On se sent peu soutenu en amont, au niveau national et nous manquons de concertation. Au plan Régional pourtant ça tend à bouger et la compétitivité s’instaure ». Rappelons en effet que depuis plusieurs années, les cavaliers du Centre se sont démarqués lors des échéances Nationales. « Les enseignants ne sont pas encore convertis à cet outil pédagogique, mais ça viendra » affirme Jérémy Moreau. Il reste optimiste, il y croit en se souvenant qu’aux Etats-Unis, pays instigateur de la discipline, le nombre de cavaliers mobilisés en Hunter est supérieur à celui du CSO.
Catherine Roux

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Serge Enout a suivi Jérémy depuis ces débuts. « Bon élève ce garçon ! confirme le maître. « Il a fait preuve d’une réelle détermination qui l’a conduit à prendre sa formation en main selon des principes bien établis. Il a plusieurs cordes à son arc et il approche son métier avec sérieux et des notions très pointues quant à son rôle sur le terrain ». Aujourd’hui, il est instructeur, un diplôme qu’il a obtenu sans problème majeur. « Je me félicite de ce choix prix communément car sa passion pour l’instruction n’a pas de limite » confirme encore le directeur du CE de Blois. « Si je devais émettre une petite restriction, ce serait que Jérémy veut souvent que ça aille vite ! Cela dit, il sait également prendre du recul pour mieux avancer encore ».
30/01/2009

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