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Formation ANSF à Rosières aux Salines (54) le 12 février : p réparation du jeune cheval, c’est dès la naissance

  • Les participants lors de la présentation en main
    Les participants lors de la présentation en main
Le 12 février, au pôle hippique de Lorraine, s’est tenue une journée de formation organisée par l’ANSF, et ouverte à tous. Le thème proposé était : « Préparation du jeune cheval aux concours de modèle et allures et aux ventes » qu’ont suivi dix-huit personnes.


Caroline Legrand de l’ANSF a accueilli les participants. Le souci de bien préparer des jeunes chevaux concernant aussi bien les éleveurs que les cavaliers et enseignants, et les nutritionnistes, un public varié venait de toute la Lorraine. Mathilde Adeline, responsable commerciale cheval pour les aliments Destrier et Horsemeal (groupe Néalia) a présenté comment bien alimenter son cheval selon l’âge et l’activité. Elle a bien distingué et expliqué les quatre familles de base de l’alimentation : énergie, protéines, minéraux et oligo-éléments. L’équilibre et le ratio entre ces éléments étant importants selon l’âge du cheval. Elle a fait circuler des échantillons de diverses céréales indiquant leurs qualités.


Bruno Guillotin, préparateur jeunes chevaux depuis une douzaine d’années, installé à Rennes, a mis l’accent sur les actions à mener sur son cheval, et ce dès la naissance. Le parage très tôt chez le foal permet d’anticiper des défauts d’aplomb. Le débourrage (un mois) pour un 2 ans et la remise au pré sont importants.


Les 3 ans, modèle


Pour les trois ans, surtout les étalons, il faut une préparation de deux mois et demi (musculation, cardiaque, souffle…). Pour le modèle, le coup d’œil des trente premières secondes est important : bon poil, bon œil : « Une cliente passait un peu d’huile autour des yeux et sur les naseaux » précise t-il. Il doit être bien natté (cela peut « atténuer d’éventuels défauts »), muserolle adaptée (grosse si gros chanfrein éventuellement), encolure valorisée par une sous-gorge plus ou moins longue… Tous des petits détails qui ne changent pas la morphologie du cheval, mais qui mettent le présentateur dans une situation plus confortable : « Aller chercher le demi-point supplémentaire ».


C’est dans le grand manège du pôle hippique que s’est déroulée l’analyse du modèle en main. Cinq propriétaires avaient amené leurs chevaux de deux ou trois ans pour cette journée. Bruno Guillotin a fait une description de chacun, en y indiquant ce qu’il observait. Au pas, au trot, il a pris ou aidé à présenter chacun. La position du meneur, ses aides avec les mains, le rôle du pousseur et son emplacement ont été abordés et expliqués.


Saut en liberté


Après un repas pris sur place, l’après-midi a été consacrée au saut en liberté, dans le manège dit « historique » des haras. Tous les chevaux ont été vus, avec des préparations à la configuration des obstacles adaptée selon l’expérience du cheval. Le premier jeune cheval présenté, un étalon de trois ans, a permis à Bruno Guillotin de démontrer son approche éthologique dans le cas d’une reprise en main. Les effets sur le cheval et sa disponibilité, son écoute ont été très bénéfiques. Les sauts s’améliorant au gré de la modification des positions des barres. Cette journée était prise en charge financièrement pour les éleveurs cotisants à VIVEA. Elle s’est terminée à 18 h.


La prochaine formation organisée par l’ANSF à Rosières est le 6 mars : « Préparation du jeune cheval sur le plat et à l’obstacle ». Inscription, contact auprès de Caroline Legrand : 06 58 56 90 85.


26/02/2015

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