soient la crise et le désenchantement qu’elle engendre. Si la Parade des étalons avait fait cour pleine le 6 mars, malgré le vent glacé, ce ne fut pas le cas le samedi 20 mars; certes les étalons présentés étaient les mêmes, et les éleveurs les avaient déjà vus - mais pas les personnalités qui s’étaient déplacées. Et la réunion qui suivit fut des plus passionnantes, puisqu’elle posait sans excès de langue de bois les problèmes d’aujourd’hui et les solutions possibles. Il est vain d’espérer un retour en arrière. Chacun peut jeter un regard avec nostalgie vers les temps bienheureux des origines où se forgeait la race du SF, quand l’éleveur menait sa jument à la station des Haras Nationaux la plus proche, puis quand les grands élevages renommés se sont constitués. Mais à ce paradis presque perdu succède l’âge de fer : l’Etat se désengage, les coûts de production s’envolent, les acheteurs s’évaporent. Il est dommage que le jour où nous pouvions entendre et interroger le responsable au Ministère de l’Agriculture, le Président de la SHF, et M. Mussat, vice-président du Conseil Général, la salle ne se soit pas trouvée entièrement envahie. Une chaise vide n’est qu’une chaise.
Normandie
L’Assemblée Générale de l’ADEP
Une réunion importante s’est tenue en ce beau jour de mars annonciateur du printemps. Malheureusement, même si le quorum était largement atteint, on peut regretter que la conjoncture n’incite pas davantage les éleveurs à se mobiliser, quels que
Photo 1 sur 1


