avec, en arrière plan, la Tour Vauban, inscrite en 2008 par l’Unesco au Patrimoine Mondial de l’Humanité, et par des conditions atmosphériques estivales. Une participation en baisse malgré tout, notamment du côté des amateurs, puisqu’ils furent 373 couples exactement, contre 469 lors de la précédente édition, à en découdre tout au long du week-end, pour tenter de s’approprier quelques-uns des savoureux lots mis en jeu, grâce à la complicité bienveillante des commerçants et artisans locaux. Parmi eux, les tenantes du titre, Tiphaine Joret et Lucky Girl De Freval (Duc Rouge II-Fort de la Cour), très en forme puisqu’elles venaient de s’imposer deux semaines plus tôt, dans le Grand Prix du CSI* au Pin (61), ou bien encore Hubert Pignolet et Naïka d’Elle (Flipper D’Elle*HN-Narcos II), probants vainqueurs à St-Sauveur le Vicomte, un mois plus tôt, faisaient figure de solides outsiders. Mais c’est sans conteste vers le « cannibale », Emmanuel Vincent, déjà lauréat à quatre reprises sur la Hougue (1), et qui alignait pas moins de trois montures dans le Grand Prix, qu’allait l’immense majorité des pronostics.

Petit chelem pour Emmanuel Vincent

Premier des huit barragistes à s’élancer dans le « money time », Alexis Gautier réalisait, en 46’’21, avec Pacifique de la Cour, le plus jeune cheval au barrage (7 ans), un second sans-faute, en même temps qu’un remarquable tour de travail. Dans la foulée, Frank Hériveaux et Oulanova des Malais établissaient le premier véritable temps de référence (41’’96), las au prix d’un peu de bois sur la piste (4 pts). Ayant inversé l’ordre de passage de ses deux montures, c’est à nouveau associé à Jenny de la Cense*HN, et avec une déconcertante facilité, qu’ Emmanuel Vincent bouclait un second « clear round », en 40’’52, prenant du même coup, sans véritable surprise, la direction des opérations. Dès lors, nombreux sont ceux qui s’accordaient à penser que la « messe était dite », d’autant que Guillaume Le Goupil (42’’09) et Alexis Gautier, cette fois associé à New Man Rouge (41’’23), restaient à distance respectueuse du Saint-Clairais. Seuls Hubert Pignolet et Naïka d’Elle parvenaient à s’approcher à moins d’une demi-seconde, mais au prix d’un peu de bois sur la piste (4 pts). Alors que les officiels s’approchaient déjà du podium, Emmanuel Vincent s’élançait avec sa seconde monture et, au terme d’un nouveau tour mené tambour battant, améliorait son propre temps de 2/100es, parachevant son succès, au terme d’un week-end qui l’avait vu s’imposer dans quatre des cinq épreuves proposées aux cavaliers professionnels, seuls Sylvain Montigny et Mondéenne du Lys parvenant à le priver d’un « Grand Chelem ».