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Sophie Dubourg : « un objectif sportif pour les amateurs »

Directrice technique nationale, Sophie Dubourg explique ici les raisons qui ont conduit la FFE à proposer aux cavaliers amateurs des trois disciples olympiques et du Hunter un nouveau format de championnat. Les cavaliers des quatre disciplines et quatre niveaux d’indices se retrouveront tous en juillet au Boulerie Jump du Mans pour un championnat « du nouveau monde », baptisé Open Amateur.

Comment cette idée de championnat multi-disciplines a-t-elle germé ?
« L’idée a germé après plusieurs essais, plusieurs événements, concernant le Championnat de France Amateurs, un championnat assez élitiste, toujours bien reçu par les 4 indices. Ce championnat qu’on promenait un peu sur l’ensemble des régions n’était pas très fréquenté, on était obligé d’y adosser des épreuves nationales, selon des formats différents chaque année. On l’a voulu sélectif un long moment et puis on s’est aperçu que les meilleurs n’engageaient pas forcément. Notre questionnement a tourné autour de la date, du lieu et du format. Je crois que les cavaliers se sont lassés d’un format classique qui manquait d’attrait.
Il y a eu en parallèle un événement par équipe, l’Amateur Team, fréquenté assez régionalement autour de la région Ile-de-France et organisé à Jardy. Ce produit, avec des équipes constituées de 2 cavaliers de tous horizons plait beaucoup. Mais il n’est fréquenté que par les cavaliers de la région qui l’organise. Par ailleurs on a eu le Meeting des propriétaires à Lamotte, puis une année à Fontainebleau. C’est l’événement qui plaisait le plus. Alors on s’est dit pourquoi pas un mix des deux sur un bel événement avec plusieurs disciplines dans les quatre indices.
Ces deux années de crise sanitaire nous ont obligé à annuler un critérium et certaines régions n’ont pas pu organiser leurs championnats.
La réflexion a tourné autour de ça et on s’est dit qu’on allait proposer, à l’image de l’Open Club qui est pluridisciplinaire et participatif, un Open amateur sur un site qui leur offrirait une réelle qualité de prestation mais dans un format pluridisciplinaire avec plusieurs indices en essayant de pérenniser  cet événement-là. Il y a eu appel à candidature et le Boulerie Jump du Mans a été choisi   parce qu’il proposait d’accueillir l’ensemble des disciplines. On a vraiment envie d’essayer ce format-là pour réunir tous les championnats amateurs, au moins de 4 disciplines (les 3 disciplines olympiques et le Hunter) dans un même lieu sur un même événement, pour redorer le blason de chaque championnat qui finissait par se courir en catimini.
L’idée c’est de pérenniser cet événement-là et de voir si cela suffit pour redynamiser le circuit ou s’il faut aller vers un championnat un peu plus sélectif. Nous sommes en train d’échanger avec quelques cavaliers et surtout des organisateurs. Ça redémarre de façon un peu calme toute cette compétition-là. L’Amateur Team, rebaptisé National Team est maintenu ».

L’Open, une passerelle pour le haut niveau ou ça reste amateur ?
« Ça reste amateur. Aujourd’hui on a un projet à moyen terme, plus profond, à partir de la réflexion sur l’ensemble de la division amateur + pro. On est en train d’affiner avec l’INRA et l’IFCE le profil de recherche de consommation de ces amateur et pro, en fait de 1,20 à 1,35 m. L’Open Amateur de l’année prochaine a vocation à vraiment s’adresser aux amateurs jusqu’à 1,30 m. C’est le haut de la division amateur et c’est aussi pour eux l’occasion de protéger leur titre et leur championnat. En le redynamisant, en le revalorisant, nous leur donnons envie à nouveau de le fréquenter ».

Et vous misez sur un chiffre ?
« Non, parce que miser sur un chiffre voudrait dire qu’on fait l’addition des 4 championnats tels qu’on les a vécus. Bien sûr l’idée c’est qu’il y ait un maximum de participants qui nous prouvent que ce format-là est attendu, et d’ailleurs on saura s’ajuster et on saura réagir en fonction de la réponse qu’on va avoir. Comme on le fait toujours. Le règlement, on se réserve le droit de le modifier et de dédoubler. Notre objectif ce n’est pas de multiplier les offres, c’est au contraire de les recentrer sur un événement qu’ils vont comprendre, auquel ils vont adhérer et qui va être un peu l’objectif de leur année sportive. D’où la communication en amont. Une année qui jalonne tout et qui en retro planning fait qu’ils programment aussi leur saison de compétition, ils sont très demandeurs dans tous les niveaux. Parmi les amateurs, il y a beaucoup d’adultes, beaucoup de gens qui travaillent et qui ont besoin de planifier leurs congés. L’idée c’est de les aider à se projeter à un endroit ».

06/01/2022

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