(Bayard d’Elle), créditée de la meilleure note aux sauts

Dans la foulée de Saint Lô, Lyon accueille désormais le championnat des hongres et femelles de 3 ans. L’organisation s’est rôdée et, à limage des JSF de St Lô, la réussite de cette opération est totale. Elle acquiert chaque année un peu plus de prestige, de savoir-faire et le public répond présent. Sa fréquentation est synonyme de vente. Une chose est certaine cette année, il y avait des acheteurs autour des rings puisqu’une bonne quinzaine de chevaux ont changé de mains à Lyon. Des professionnels, certes, mais aussi des amateurs. Lyon fait désormais partie du circuit incontournable de la valorisation. Il faut dire que ce salon a pris une dimension extraordinaire dans tous les compartiments de l’animation et des sports équestres, toutes disciplines confondues. Sa réputation de « Grand d’Europe » se confirme chaque année. Coup de chapeau à Sylvie Robert et à son équipe.

Au terme de deux jours de compétitions - jugées en double par un jury d’experts et un jury de compagnonnage (en formation) - le verdict est tombé, consacrant les femelles. Trois hongres seulement dans le top ten. Et ce sont trois femelles qui sont sur le podium. Le rituel est le même qu’à St-Lô. Tous les chevaux sont venus au rappel pour recevoir leur flot. Les dix premiers ont été rappelés et par éliminations successives, le podium est resté seul en piste pour un dernier choix des juges entre deux Saga et une Scala, toutes les trois bai-brune.

La championne, Scala de Grandry est issue de l’élevage des Angot à Remilly-sur-Lozon dans la Manche. Elle sortait du complémentaire de St-Lô avec une appréciation moyenne. « Je voulais l’amener à Lyon, dit Jacky Angot, c’est là qu’elle avait sa place ». De fait. Elle a été démonstrative à l’obstacle avec de belles allures et un modèle sport. Scala ira très probablement sous la selle d’un des fils Angot, comme sa grand-mère avec laquelle Florian avait gagné le GP de Deauville il y a 15 ans. Joëlle et Jacky ont pris du champ avec l’élevage. Des vingt poulinières ils en ont gardé trois. Gloire de Grandry, sa mère, qui fut mise à l’élevage sans passer par la compétition a déjà produit trois performers dont Organdie (Gipsy St Martin) ISO 144. Chez les Angot, on produit du pur SF. « Nous en sommes fiers » conclut l’éleveur.