Weld. Oslo Biats (Lando), vainqueur à 6 ans, confirme avec une 2e place.

En ayant agrémenté, cette saison, ses onze sorties de onze victoires, Pétrus de la Triballe (Sarastro-Be Bop de la Coquerie), un hongre exemplaire issu de l’élevage de Marie Kling partait en bonne position parmi les favoris. A l’issue du dressage, Mathieu Lemoine expliquait qu’il n’était pas si confiant que cela car sur le terrain du Lion d’Angers la donne est totalement différente des concours fréquentés jusqu’à présent. « Il y a beaucoup de monde, une carrière à proximité du village où il y a du mouvement en permanence, des obstacles très décorés et un environnement immense. Les jeunes chevaux peuvent réagir de manière différente. Ce n’a pas été le cas et Pétrus est sage comme une image. Il enregistre vite et il nous prouve qu’il lui en faut plus pour le troubler. Une merveille » précise-t-il tout sourire malgré une épaule encore douloureuse avec une clavicule fraîchement opérée. Le couple enregistre la meilleure prestation du dressage devançant l’Allemand Andréas Dibowski et Mighty Magic qui avait pris la tête le premier jour. La troisième place est occupée par Benoît Malandain et sa très chère Panaji de Sériphée qui réalise ici une prestation avec tout le sérieux qu’on lui connaît.

Sur le cross où 4680 mètres et 22 efforts attendaient les concurrents sur un terrain très sec malgré l’arrivée de l’automne, l’attention était de rigueur. Peu de changement toutefois dans la première partie du classement, Petrus tout comme Mighty Magic ou Panaji ou encore High Time de l’Anglais Graham Law ou Sir Medicott en compagnie de l’Allemand Franck Ostholt rentrent dans le temps et sans pénalité sur les difficultés. En définitive, l’ensemble de cet excellent lot de six ans, soit 42 engagés lors de cette édition parcourt la distance sans problème et passe sans souci les obstacles dont deux gués et quelques surprises de choix. La galoche du diable au fond d’une cuvette, le directionnel des pointes ou les lapins en sont quelques exemples. « Il fallait vraiment assurer » explique Mathieu Lemoine dès son arrivée. Mon premier passage avec Palme de Barbereau m’a donné des points de repère, c’est pratique pour peaufiner l’abord sur les combinaisons. J’ai monté Pétrus plus sereinement, mais j’ai fait attention aux éventuelles glissades ou aléas de parcours. Ce n’était peut-être pas un parcours aussi fluide que d’habitude, mais le cheval récupère bien ».

La visite vétérinaire du lendemain évince en effet très peu de chevaux alors que le CSO prévu en fin de matinée présageait quelques fautes possibles devant un parcours technique avec un temps imparti très court. Ce fut le cas pour Benoît Malandain/Panaji de Sériphée qui écopent d’une faute et du temps dépassé qui les relèguent de la 3e place provisoire à une 7e place définitive. Quatre points également pour l’Italien Emiliano Portale/Chaconne qui conserve la 4e place qui était la leur depuis les prémices de l’épreuve dont un cross déroulé avec beaucoup de précision. Sur le podium, Mathieu Lemoine et Pétrus de la Tribale empochent la victoire grâce à un ultime test sans faille alors que Andréas Dibowski et Mighty Magic sont pénalisés de quatre points de temps dépassé (qui ne modifient en rien la seconde place acquise en amont). Sur la troisième marche, un sans-faute bénéficie à Franck Ostholt et Sir Medicott, préalablement en 7e position au provisoire. De très bonnes perspectives pour tous ces cavaliers qui ont déjà en tête de venir courir l’an prochain en vue d’un Mondial plus élevé dans la hiérarchie sportive.