plus fidèles élèves du maître Oliveira, ainsi qu’un de ses amis les plus intimes. De 1966, quand ils se rencontrent tous les deux et se lient d’amitié, à 1989, année du décès du maître, Antoine De Coux participe aux deux mois de stages que Nuno Oliveira donne chaque année en Belgique. Il monte, car il est un fin écuyer, mais assiste aussi à tous les cours. Pour mieux suivre les leçons, il prend des notes sur des cahiers d’écolier qu’il tient sur ses genoux. C’est une partie de ces notes - additionnée à celles d’autres élèves - qui, en 1979, servent de base aux Notes sur l’enseignement de Nuno Oliveira que rassemblent Jeanne Boisseau, aux Editions Crépin-Leblond.
Quand Nuno Oliveira décède, il a noirci plus d’une quarantaine de cahiers, d’une écriture appliquée, serrée et fidèle aux enseignements et remarques qu’il a entendu. Il décide alors d’entamer un grand travail de mise en ordre de cette « mémoire du vécu » afin de permettre à tous les cavaliers d’en profiter. Car le maître avait un talent didactique exceptionnel et n’hésitait pas à redire les mêmes choses avec mille tournures différentes afin de s’adapter à la compréhension de ses élèves, qu’il s’agisse de la basse ou de la haute école.
Antoine De Coux décèdera avant la fin de son travail, mais Madame Laurenty, qui suivait aussi les stages, reprendra le flambeau.
Cet ouvrage est, ainsi, le fruit d’un travail colossal. Ordonné, classé, ponctué pour être fidèle à la pensée du maître tout en étant utile au lecteur, l’ensemble de ces ‘‘paroles’’ recueillies par Antoine De Coux forme maintenant un ensemble riche, cohérent et d’un apport exceptionnel. Bien sûr, l’ensemble est un peu ‘‘parlé’’, il y a des redites, mais en fin de compte cet ouvrage prolonge l’enseignement de Nuno Oliveira de façon extraordinairement vivante. C’est d’ailleurs là toute sa richesse : avec ce livre, le maître est à nouveau dans le manège... et il nous enseigne !
Editions Belin, 160 pages, 22,50 €.
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Paroles du maître Nuno Oliveira
Avec ce livre, les Editions Belin rendent à César ce qui lui appartient : à Antoine De Coux, les notes qu’il recueillit avec patience pendant plus de vingt ans.Antoine De Coux, qui fut magistrat au Congo belge, est sans aucun doute un des
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