l’orientation. Mais ce sont toujours les moyens financiers qui manquent le plus

Pour mettre en œuvre le programme d’avenir qui doit sortir l’élevage du marasme économique qu’il traverse, les dirigeants de l’ANSF ont besoin d’autres ressources que ‘‘l’aumône’’ qu’ils reçoivent de la tutelle. Le problème est bien là, résumé par la métaphore employée par Bernard Le Courtois : « Dans le divorce, on a oublié la pension alimentaire ».

Néanmoins, l’ANSF avance. Le stud-book évolue, envers et contre toute la lourdeur administrative. Le dispositif concernant la voie mâle est en route, mettant un terme à ce qui était devenu le champ privilégié du testage de la génétique étrangère. Les jeunes étalons approuvés dans les körung devront dorénavant se soumettre aux règles françaises pour être autorisés à produire en SF. Pour tous, l’approbation est provisoire pendant sept ans et le testage des jeunes, expérimental cette année avec les séquences hivernales de Saint-Lô et des Bréviaires, est désormais obligatoire. Un réel succès que ce testage. Les témoignages des cavaliers experts, des juges, des éleveurs-propriétaires, des cavaliers des chevaux sont concordants. Yves Chauvin a toujours en travers de la gorge le refus du Fonds Eperon pour cette opération. Au nom de la transparence et pour l’information objective des éleveurs, les observations relevées à Fontainebleau et lors de ce testage sont rassemblées dans un guide des étalons SF qui sera adressé gratuitement dans la première quinzaine d’avril à tous les éleveurs.

Pour ce qui est de la voie femelle, dont la capacité à transmettre la performance ne fait aucun doute pour Jean-Baptiste Thiébot, l’éleveur des B’Néville, rapporteur de la commission, la labellisation est une réalité. Les jeunes pouliches vont hériter des points de leur génitrice, points Pace qui seront attribués à partir de l’indice 120. L’idée étant de valoriser les juments qui produisent des chevaux performants.