français avait rendez-vous au Haras de Jardy à l’occasion du traditionnel National 1. Sous l’égide du Conseil général des Hauts-de-Seine, cette huitième édition était la première étape du tout nouveau circuit Grand National. Au menu de ces quatre jours de compétition, une soixantaine d’épreuves (dont des jeunes chevaux et handisport) se sont déroulées sur quatre terrains, rassemblant cette année plus de 1000 engagés, une participation record. « Le dressage est en pleine évolution, précise Emmanuel Feltesse, le directeur de Jardy. Le nombre d’engagés est en hausse. L’idée du Grand National est intéressante. Cela rend service aux organisateurs et aux cavaliers grâce à l’appui de partenaires. J’ai été agréablement surpris du nombre d’équipes de dressage inscrites. »

23 couples - le double de l’an dernier ! - ont déroulé samedi la reprise imposée du Pro Elite. Durant près de quatre heures, les meilleurs dresseurs français -parmi lesquels Dominique d’Esmee/Roi de Coeur (Schwadroneur), Pierre Subileau/Sejlgaards Carlos (Picandt), Sylvie Corellou/Helio II (Flamenco), Isabelle Pinto/Pastor (Altivo PC) ou encore Julia Chevanne/Calimucho (Cavalier) - ont ainsi enchaîné sous une pluie glaciale les figures sous les yeux attentifs des responsables fédéraux Serge Lecomte et Christian Paillot, et de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports.

Avec 68,458 %, c’est la championne de France en titre Julia Chevanne qui l’a emporté associée à Calimucho. Elle a devancé d’une courte tête le Portugais Carlos Pinto (installé en Alsace) associé à son fantastique Lusitanien de 14 ans Novatel JCL (Forcado SDS). Troisième place pour Rémy Issartel et Hilton du Clotobie, SF de 13 ans par Ulak du Chateau*HN. Très régulière depuis le début de l’année - à Fontainebleau et à Saint-Lô -, Marie-Caroline Maillard a pris une très belle 4e place sur son BWP de 12 ans Tarski Van de Zuuthoeve (Weltmeyer II). Marie-Caroline est coachée par Michel Mouret.

« C’est ma première sortie de l’année et le premier concours à l’extérieur après les internationaux de Bremen et Dormund, précise Julia Chevanne. Dans ce GP ‘‘Cali’’ était frais et distrait. Il a fait des fautes au passage et changements de pied qu’il ne commet pas habituellement. Je ne l’ai sans doute pas assez détendu. Je suis bien sûr contente de gagner mais la préparation s’effectue sur le long terme. » Et le long terme pour Julia, ce sont les JO de Pékin. La cavalière installée désormais en Normandie espère décrocher une sélection en individuel, quatre ans après Athènes.