de leur engagement. Elle ne nous parle pas de cavaliers et de chevaux, mais de caractères riches de leurs differences; d’êtres attachants pourvus d’une sensibilité à fleur de crins. Larmes et pleurs côtoient ici rires et connivances avec le doute toujours pour compagnon de route.

Aussi à l’aise à Versailles que dans un château de Bavière, Alfons Alt nous prend par la main et nous promène page après page avec son oeil d’artiste. Il nous fait découvrir le detail d’un recoin oublié qui porte les cicatrices de l’histoire, le regard paisible mais non moins fier d’un cheval couché dans ses appartements royaux ou encore la grace d’une nuque princière natée de blond. Mais surtout, il nous donne à voir l’insolente beauté de ces centaures dont les deux coeurs battent à l’unisson sous le regard médusé de nobles pierres à la mémoire engourdie.

Editions Actes Sud, 300 pages, 49 €.