et le temps. « Inutile de chercher une finale à 4 ans. Il faut laisser aux chevaux le temps de grandir ». La méthode ne semble pas être si mauvaise puisque Jean-Paul Sels vend facilement ses chevaux. Hormis les poulinières, le cheval le plus âgé va prendre 5 ans.
« La crise ? Connais pas », dit l’éleveur qui suit invariablement la ligne fixée par son instinct de généticien et son intuition de « tout français ». « Je ne dis pas qu’il ne faut pas aller aux pères étrangers mais je ne connais pas bien les lignées maternelles. Donc méfiance. Une exception toutefois avec Tara de Burgo, une fille de Triomphe de Muze (Chin Chin) avec Fée d’Oz mais la souche maternelle de Triomphe est totalement SF avec Galoubet et Ifrane par le Pur-sang Château du Diable. J’ai basé ma sélection sur la qualité du saut et la recherche du sang, sans trop me tromper. Je reste persuadé qu’on peut moderniser notre élevage en restant Selle Français et Anglo. En souche basse, c’est nous qui avons le sang. »
Généticien avicole de profession, Jean-Paul Sels sait de quoi il parle et connait les aléas des accouplements. Son œil et l’indéfinissable sens du croisement qui caractérise les vrais pros l’éloignent forcément des effets de mode. Mais que l’on ne s’y trompe pas, « l’ancien » est très moderne dans sa conception du cheval de sport qui doit réunir force dans le dos, locomotion, frappe et mental. Le baromètre de la demande est là pour le conforter dans sa philosophie : son réseau de clients n’a jamais failli, bien au contraire.
Bretagne
Burgo : « La crise ? Connais pas »
Le sang, rien que le sang. Tel est le credo qui préside à l’Elevage de Burgo chez Jean-Paul et Nicole Sels, dans le MorbihanUn élevage qui ne connait pas la crise. La méthode Burgo est la même depuis 15 ans : le sang, la génétique, l’alimentation
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