Vigilance dans les actions commerciales et promotionnelles, vigilance dans la gestion -un modèle de bénévolat- vigilance dans les sélections, vigilance au regard des turbulences qui secouent la filière. Bernard Lesage n’a rien perdu de sa lucidité vis-à-vis des institutions. « La FFE dont le bureau est élu par les centres équestres ne représente pas la filière et ne se soucie pas des éleveurs. Et pourtant, sans éleveurs pas de chevaux, pas de cavaliers, pas de propriétaires et pas de concours. L’éleveur est tondu en permanence : à la production par une augmentation importante des coûts, à la commercialisation par des visites d’achat de plus en plus pointues et par la garantie de conformité, à l’exploitation par les coûts élevés des engagements et des boxes ». Et de repartir en guerre contre « une pléthore de structures toutes aussi inutiles les unes que les autres, dévoreuses de subventions publiques. Le fonds Eperon, mal utilisé, devrait soutenir les dotations de toutes les épreuves équestres ».
Il appelle les éleveurs à se mobiliser, à se structurer pour réduire les coûts de production : Cuma, coopérative d’achat de saillies par exemple. De ses vœux les plus fervents il appela la création d’une société-mère du cheval de sport. Voeux exaucés puisque cette société-mère est désormais sur les rails.
Le paysage élevage est toujours obscurci par de gros nuages : incertitudes en ce qui concerne les Haras nationaux dont le projet de fusion avec l’ENE a retardé la signature du contrat d’objectifs. Compiègne est à vendre. Personnels et moyens sont considérablement réduits et les actions sont désormais orientées vers des missions de services publiques autour de la traçabilité en prévention d’une crise sanitaire. Le transport de doses qui s’est considérablement développé s’achemine vers la création d’un GIE. C’est désormais un service payant qui vient alourdir les frais techniques liés à la reproduction. Bien qu’il n’aille pas encore jusqu’au « porte à porte » ce service est unanimement apprécié et le catalogue des étalons HN se remplit de plus en plus d’étalons privés distribués en recette partagée. L’insémination à domicile sera la réalité de demain et il est prévisible, dans ce contexte de mutations, d’envisager la disparition des Haras nationaux dans cinq ans pour faire place à un « office du cheval ». Ses principales missions tournées vers la recherche, la formation et la diffusion des connaissances en font, il est vrai, un outil de première importance facile d’accès avec un site internet performant et riche. Prises de court, les associations d’élevage ont peiné à assurer seules l’organisation des concours d’élevage, mais elles l’ont fait et plutôt bien.
Hauts-de-France
AECCP : le punch label ch’ti
Avec 25 000 € redistribués à ses adhérents, l’AECCP a une nouvelle fois convaincu de son efficacité. Salle comble à la mairie de Verquigneul et 260 convives à table. Un record.Vigilance. C’est le maître-mot qui préside en Nord-Pas-de-Calais-Picardie.
Photo 1 sur 6


