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Santé - Rhino : le point avec le Respe

La région Hauts-de-France est principalement touchée par les cas de HVE1 et HVE 4 depuis quelques mois. La vigilance est de mise, la maladie étant facilement transmissible entre les chevaux. Plusieurs concours dont le CSI de Marcq-en-Barœul ont été annulés, les clubs sont contraints de revoir leur programme de compétition.
Quinze cas de

La région Hauts-de-France est principalement touchée par les cas de HVE1 et HVE 4 depuis quelques mois. La vigilance est de mise, la maladie étant facilement transmissible entre les chevaux. Plusieurs concours dont le CSI de Marcq-en-Barœul ont été annulés, les clubs sont contraints de revoir leur programme de compétition.


Quinze cas de virus HVE 1 et 4 dont 4 dans les Hauts-de-France ont été signalés en France via le RESPE, le Réseau d’Epidémio-Surveillance en Pathologie Équine, depuis le début de l’année 2017. La maladie apparaît sous différentes formes : infection respiratoire à HVE 4, un cas d’avortement à HVE 1, un cas de myéloencéphalite à HVE 1. La maladie pouvant être mortelle, les clubs ont pris des mesures préventives.


Christel Marcillaud Pitel de la direction du RESPE apporte quelques précisions :


LC : Quel état des lieux peut-on faire par rapport au nombre de cas déclarés à HVE 1 et HVE 4 ?


C M-P : Il n’y en a pas plus que les années précédentes. Le nombre de cas peut peut-être associé avec la rupture de stock du vaccin en fin d’année dernière. La forme respiratoire du HVE est un virus qui réagit comme chez l’homme, et circule tout au long de l’année. Cette année, la météo a été plus favorable à l’apparition de la maladie. Le HVE 4 passe facilement inaperçu, parce que les symptômes ne se voient pas forcément. Pour le Pas-de-Calais, suite à un cas fin février de HVE nerveux, un vétérinaire vigilant a informé ses collègues , il y a eu une sensibilisation sur ce cas. S’il n’y avait pas eu d’alerte, il n’y aurait peut être pas eu de prélèvement.


LC : Parlons du vaccin. Est-il efficace ?


C M-P : Le vaccin Herpes Virus Équin n’est pas aussi efficace que le virus contre la grippe équine ou la rage. Pour la forme avortive pour les poulinières, il y a une nette amélioration avec les vaccins. Pour la forme respiratoire, on observe chez les chevaux vaccinés une diminution du virus par le nez. Enfin pour la forme nerveuse, le vaccin permet de limiter l’intensité des symptômes.


On préconise de faire vacciner les chevaux tous les 6 mois. L’AMM (l’autorisation de mise sur le marché) a été modifiée en ce sens.


LC : Que peut-on dire de la situation dans les Hauts-de-France ? Certains concours ont été annulés. Quels sont les conseils du RESPE notamment en cas d’apparition de symptômes ?


C M-P : Les foyers sont dans l’ensemble bien gérés, les entrées et sorties des clubs sont surveillés.


Si le cheval fait un pic de température, il ne faut pas pas hésiter à reprendre la température régulièrement, et d’être plus attentif.


Quand il y a des rassemblements de chevaux, il ne faut pas prêter de matériel. Si un cas est avéré, il faut être vigilant, prendre la température du cheval matin midi et soir, puis prendre des mesures de confinement, éviter les entrées et sorties, appliquer des mesures d’hygiènes strictes.


La maladie n’est pas transmissible directement du cheval à l’homme, mais l’homme (le soigneur par exemple) peut être vecteur.


A consulter les fiches Herpès Virus Equin sur le site du RESPE :


http://www.respe.net/system/files/20140610_N_HVE-GP.pdf


http://www.respe.net/system/files/20140610_N_HVE1-GP.pdf


22/03/2017

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