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Philippe Guerdat : « C’était pour moi un honneur de vous accompagner »


20/12/2018
    
Ils étaient plus de trente cavaliers, comme le dira le sélectionneur de l’équipe de France suisse Philippe Guerdat, à se retrouver lundi soir à Paris pour une soirée d’adieu, alors que dans le Landernau son départ n’était pas officialisé. Depuis 6 longues années, celui dont Philippe Leoni dira qu’il a d’abord admiré l’homme, avant le sélectionneur, a rapporté toutes les médailles dont la médaille olympique à la France. Il s’en va, comme il dit, en ayant réussi son pari, réunir en équipe de France une trentaine de cavaliers. Il restera l’homme qui a osé lancer les jeunes dans la bataille des Coupes de Nations, donnant à toute une génération souvent cantonnée en région une stature internationale, et rendu à la France ses plus belles médailles. Merci, Monsieur Guerdat. Merci.

C’est assez ému qu’il remercia ses cavaliers : « Je vous remercie tous d’être là parce que pour moi c’est un moment spécial, pour vous j’espère aussi parce qu’on a vécu 6 années fantastiques. J’ai pas de regrets, je regarde toujours vers l’avant mais sachez que vos marques de soutien et vos marques d’affection m’ont beaucoup touché parce que ça fait 20 ans que je fais ça je suis toujours parti moi-même, là je ne suis pas parti vraiment de mon plein gré, c’est le moins qu’on puisse dire. En arrivant en France j’avais dit que j’aimerais une équipe de France irréprochable et j’avais dit que l’équipe de France c’était pas 4 ou 5 cavaliers c’était 30 cavaliers, or ce soir on est plus que 30 donc je pense que j’ai réussi mon pari, on est soudés, même si on a eu beaucoup de travers dans notre parcours ( on ne peut pas être sélectionneur et être aimé de tout le monde, je connais ça depuis trop longtemps). Je sais que c’est compliqué parce que vous avez aussi des propriétaires que j’aimerais remercier même s’ils ne sont pas là, j’ai eu un staff qui m’a aidé qui n’est pas là non plus. Je voudrais vous dire une chose c’est qu’une page se tourne. On va peut-être se recroiser, vous avez mon n° de téléphone, j’espère que vous allez le garder, pas le mettre en veilleuse. Vous êtes des cavaliers vous êtes des compétiteurs, pas tous au même niveau, ainsi à votre niveau vous devez encore progresser, donc pour ça vous devez faire abstraction de ce que j’ai été. J’ai été cavalier avant vous et la vie avec le sélectionneur s’arrête le jour où il s’en va. On doit partir sans apriori avec le nouveau, lui donner sa chance, s’adapter à lui, parce que lui va devoir s’adapter à vous (...) Ne pas vous sortir de votre chemin en pensant « Guerdat m’aurait engueulé, Guerdat aurait été content », déjà de toutes manières on savait jamais quand il était content et pas content (rires des cavaliers). C’était pour moi un honneur, que je ne peux même pas expliquer parce que je ressens ça en moi, de vous accompagner pendant 6 ans. J’ai aussi fait beaucoup de sacrifices moi-même, j’ai mis ma vie personnelle passablement entre parenthèses. Je ne regrette pas une seconde que j’ai passée avec vous, même les défaites on les a vécues ensemble, on n’était pas toujours contents mais on a toujours eu une ambiance que je trouvais extraordinaire. Je vais rester là dessus et vous dire à tous : premièrement merci, deuxièmement je vous aime très fort. »



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Journal Le Cheva n°314 du 31 Mai 2019


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