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Le coup de chaleur

 
Lorsqu’il a trop chaud, le cheval, qui est homéotherme, régule sa température de 2 façons : la transpiration et la dilatation des vaisseaux sanguins sous la peau. Ces deux mécanismes augmentent l’élimination des calories vers le milieu extérieur. Quand ces mécanismes sont insuffisants pour faire baisser la température, le coup

 


Lorsqu’il a trop chaud, le cheval, qui est homéotherme, régule sa température de 2 façons : la transpiration et la dilatation des vaisseaux sanguins sous la peau. Ces deux mécanismes augmentent l’élimination des calories vers le milieu extérieur. Quand ces mécanismes sont insuffisants pour faire baisser la température, le coup de chaleur apparaît. La température de son corps, normalement à 37°5, augmente, et celle-ci peut même dépasser 41°. Il en résulte des dysfonctionnements au niveau de ses organes internes, plus ou moins graves, pouvant aller jusqu’à la mort. Le Coup de Chaleur chez le cheval est une urgence grave.





Les signes du coup de chaleur chez le cheval sont :


D’abord une forte transpiration parfois totalement absente car la température du corps est trop élevée.


Une accélération de la respiration et du rythme cardiaque et une congestion des muqueuses.


Une attitude anormale : il semble fatigué, l’œil fixe, la tête basse et se désintéresse de son environnement, la démarche est hésitante.


Il peut avoir d’autres symptômes, avoir des contractures musculaires, montrer des signes de coliques, tituber et tomber.


Le sang s’accumule dans les vaisseaux sanguins situés sous la peau sous l’effet de la vasodilatation périphérique et l’irrigation des organes vitaux internes (cœur, reins, cerveau…) est moins efficace. Si aucun traitement n’est mis en place, les symptômes s’aggravent : le cheval titube, perd connaissance et s’écroule au sol. La mort peut alors survenir très rapidement.


Traitement


Arrêter immédiatement le travail et amener le cheval à l’ombre dans un endroit frais et aéré.


Le rafraichir par tous les moyens à disposition, avec douche, bouteille ou linge humide ; arroser doucement avec de l’eau fraîche mais pas trop froide sur la tête, l’encolure, la poitrine et les membres. On insistera particulièrement sur la nuque où siègent les centres nerveux responsables de la régulation thermique. Faire toujours suivre la douche d’un essorage au couteau de chaleur pour ne pas que l’eau se réchauffe et réchauffe à nouveau l’organisme. En suivant cela, la température peut baisser de deux degrés en dix minutes.


Donner à boire de l’eau non glacée. Un cheval de 500 kg boit normalement 25 litres par jour, hors travail. Cette quantité peut tripler par temps chaud. Au travail par temps chaud, il peut perdre jusqu’à 15 litres par heure.


Prendre la température régulièrement pour vérifier qu’elle baisse rapidement.


Si possible, masser le cheval doucement sur toutes les parties musculaires du corps pour faire circuler le sang vers les organes plus profonds.


Si le cheval ne récupère pas très rapidement avec ces quelques soins, le vétérinaire doit être appelé de toute urgence pour installer une perfusion et administrer un anti


inflammatoire pour lutter contre le choc et faire baisser la température. Si le cheval refuse de boire spontanément, et après avoir soigneusement vérifié que le transit intestinal n’est pas arrêté, le vétérinaire pourra administrer un liquide réhydratant à la sonde (6 à 8 litres toutes les demi -heures).


Il faut du temps pour rétablir toutes les fonctions vitales. Selon la gravité, le cheval doit être mis au repos de façon prolongée.





Extrait de la communication de B.Ferry (ifce) dans la lettre d’aout 2015 « Avoir un cheval » (www.haras-nationaux.fr)

27/08/2015

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