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La réussite d’un concours d’Attelage dépend du collectif


01/08/2018
    
Ils sont meneurs, délégués techniques, juges, responsables des sports, ou bénévoles. Chaque maillon contribue à la réussite des événements. Unanimement, l’édition 2018 du Concours International d’Attelage 2 et 3* du Haras national du Pin est saluée comme une très belle réussite.

« La phase préparatoire du concours a été réalisée de façon spectaculaire, c’est essentiel, l’impact sur l’ensemble des équipes est réel. Pour ce concours du Pin nous étions presque sur une qualité de 5*», venant du seul directeur technique 5*, Richard Papens, c’est tout dire. 

« C’est la force d’un binôme que je tiens à saluer aujourd’hui », Richard Papens fait référence à Florence de Robillard (ndlr : qui vient de remplacer David Jollivet au poste de responsable du Pôle Sports), et Olivier Cosson, chef d’équipe sport. « Quand nous arrivons, et que rien n’est câlé, nous perdons du temps, la tension monte. Ici, je n’étais pas le premier à arriver sur place, c’est un nouveau record » dit-il avec le sourire à destination d’Olivier Cosson. « Un bon binôme administratif et logistique, coordinateur sur place, un site vendeur, une vraie restauration nous ont permis de nous focaliser sur notre mission. »

Il est secondé par son directeur technique adjoint Jacques Tamalet, chef de piste 4*, juge FEI 3*. Un homme qui souhaiterait voir les pratiques en matière de notations évoluer. « Dans de nombreuses disciplines qui regroupent l’avis de plusieurs juges, on retire la note la plus haute et la plus basse. Cela offre une liberté et une vraie capacité d’expression aux juges. Cela donne le droit à l’erreur. Une notation par figure et non par juge, serait très bénéfique. On peut louper une figure mais donner une bonne impression générale ». Pour lui, « la notation est un problème, il faudrait rester sur une appréciation. Les décimales resserrent les écarts alors qu’il faut s’attacher aux fondamentaux et à ce qui nous est demandé ».

Sur le monde actuel de l’attelage, l’homme est très pragmatique. Sur les attelages à un ou deux équidés, « des inconnus peuvent rentrer sur le circuit facilement. Sur les attelages à quatre, c’est impossible ».Et de préciser « La saison d’un attelage à quatre coûte au bas mot 300.000€, imaginez l’investissement pour les ferrures de 6 chevaux par an, l’alimentation, le matériel. Quinze meneurs tournent en outdoor sur les circuits de Coupe du Monde, ils sont obligatoirement professionnels». 

Chacun convient que les activités de réceptifs sur les concours sont une donne fondamentale. « Le monde attire les sponsors, qui attirent le public ». « A Saumur, l’organisation a mis en place une esplanade pour les sponsors, ils ont vendu un obstacle à une banque». « Aux Pays-Bas, c’est la même chose, ils savent créer une dynamique ». « Et pour que le public voie tout, il ne faut pas disséminer les obstacles dans l’espace, il faut regrouper, créer du spectacle, sans cela pas de réelles retombées économiques». 

« Le Pin, c’est mon enfance, je montais à Poney et j’étais sur les concours d’élevage, c’est une partie intégrante de ma vie ». Florence de Robillard souhaite « ramener une âme », celles de concours chaleureux avec un esprit de famille, tout en ayant une solide communication avec les partenaires et les entreprises.

Il est temps de clore l’édition 2018 du CAI. Prochaine mission, s’atteler à l’analyse, à la mise à plat « Avoir les bonnes réflexions, pour améliorer et faire mieux ».La France est le pays qui accueille le plus de concours d’attelage, à nous donc d’être en mesure d’allier quantité, qualité, et démarches innovantes, seule condition véritable pour continuer de vivre en tant que Nation d’Attelage.

 

Une première pour Mme Hamilton

Elle est américaine et mène principalement sur des CAI2*en attelage à un cheval. Au CAI du Haras national du Pin, elle rentre dans la catégorie des 3*avec talent en prenant la 5ème place derrière Renaud Vinck, Marion Vignaud, Laure Philippot et Jean-Michel Olive. Elle termine à 143.58 derrière le 4e à 142.94. Seule représentante de sa nation sur la compétition, « c’est la première fois qu’un américain fait le déplacement » indique Séréna Poucet, directrice de l’EPA du Haras national du Pin. « Elle a été d’une gentillesse et d’une extrême sympathie pendant toute la compétition, et surtout, c’est la première fois qu’elle se confronte aux meilleurs des 3*. Nous avons voulu la récompenser et l’encourager à poursuivre. Aussi à ce titre, nous lui avons réservé une surprise en lui offrant une médaille pour sa participation ». Touchée au cœur, les larmes n’étaient pas loin en cette fin de journée de dimanche. A bientôt Madame Hamilton, votre dressage a 50.99 nous donne toute la mesure de votre potentiel, Bravo de ce premier 3* sur le continent européen !

Textes et photos : © Mélanie Guillamot



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Journal Le Cheval n°303 du 5 Octobre 2018


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