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La chronique de l’ostéo - L’indispensable stretching pour vos chevaux : bienêtre et performance


04/10/2018
    
Quels que soient les sports pratiqués, athlétisme ou danse, Il serait inconcevable pour un sportif d’oublier ou de négliger le stretching dans sa préparation physique. Pourtant cet oubli est fréquent chez les chevaux de sport qu’ils courent, sautent ou dansent. Nous avons tous faits l’expérience d’un stretching réparateur après un

Quels que soient les sports pratiqués, athlétisme ou danse, Il serait inconcevable pour un sportif d’oublier ou de négliger le stretching dans sa préparation physique. Pourtant cet oubli est fréquent chez les chevaux de sport qu’ils courent, sautent ou dansent. Nous avons tous faits l’expérience d’un stretching réparateur après un effort physique et malgré tout il est trop souvent négligé ou trop souvent mal réalisé. Le stretching (mot anglais), cette gymnastique douce basée sur l’étirement des fibres musculaires, se doit d’être un élément incontournable dans la préparation physique de nos athlètes équins pour améliorer leur performance, prévenir les accidents mais aussi pour augmenter leur bien-être. 


« Quel est le principe physiologique du stretching ? » 


Le stretching, c’est l’étirement doux, indolore et progressif du muscle qui permet l’allongement de l’ensemble des structures du muscle ( le muscle lui-même, ses enveloppes (fascias) et ses tendons). Un muscle n’améliore sa trophicité (volume et puissance) et sa fonction (amplitude et puissance) que s’il est étirable et étiré. L’étirement doux et progressif de la structure va provoquer, par la relaxation, une libération progressive d’endorphines responsable d’un état de bien être pour le cheval. 


« Stretching or not Stretching ? »


Le stretching est plutôt réalisé après l’effort physique lorsque les muscles sont chauds, dans un but de récupération mais il peut être réalisé aussi avant le travail, permettant aussi d’apporter du calme a des chevaux stressés.


Bien entendu il faut être prudent et respecter impérativement les contre-indications. Pas de stretching en cas de gonflement, douleur, chaleur et en cas d’impotence fonctionnelle. Le stretching s’adresse à un cheval en bonne santé et au moindre de doute il faut prendre un avis auprès du vétérinaire ou de l’ostéopathe. Il convient aussi d’avoir le bon geste et de respecter la physiologie des articulations 


« Quels sont les bienfaits du stretching ? »


La liste des bénéfices est longue :


- Trophicité du muscle et sa performance


- Mobilise les articulations et augmente la production de synovie dans les articulations 


- Diminue les contractures 


- Augmente l’amplitude du mouvement et le délié du mouvement 


- Effet bénéfique sur les tendons, articulations et fascias


- Apport de bien être au cheval 


- Améliore la connivence entre cavalier et cheval en utilisant un langage que le cheval connait : celui du corps 


« Le stretching, c’est un apprentissage pour le cavalier…et pour le cheval »


Trop souvent je vois encore le cavalier, toujours pressé, qui prend le membre antérieur du cheval, le tracte immédiatement en force vers l’avant. De tout évidence, c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire, le cheval retire, parfois violement, son membre : incompréhension mutuelle et augmentation du stress chez le cheval aboutissent à l’effet inverse de celui recherché .


Le stretching est une technique qui doit être apprise par le cavalier et que lui-même apprendra à son cheval.


Tout d’abord le cavalier doit se mettre en condition psychologique de décontraction, évacuer son stress, se placer en disposition mentale d être en connivence avec le cheval.


Le stretching, c’est une éloge de la lenteur et de la retenue dans les gestes :


Toucher; prendre sans bouger, mobiliser lentement à faible amplitude dans une direction puis dans l’autre puis dans toutes les directions pour obtenir la décontraction avec un mouvement délié (mouvement circulaire ou en 8 de chiffre). Après seulement, il faut suggérer le mouvement qui étire le muscle ou le groupe musculaire, le guider et non l’imposer en étirant plutôt dans l’expiration du cheval. Le mouvement se fera préférentiellement en ramenant vers soi ce qui permet un meilleur contrôle du geste


Si le cheval résiste ou se retire, il faut savoir céder en gardant le contact et redemander, plus lentement, savoir attendre et rester dans la zone de confort du cheval. Il va apprendre très vite si le mouvement lui permet de rester dans sa zone de confort et d’autant plus qu’ il en ressentira du bien être.


« Quels sont les groupes musculaires à étirer ? »


Tous les groupes musculaires peuvent être étirés mais principalement les muscles de la nuque, les muscles de l’encolure et les muscles des racines des membres antérieurs et les postérieurs.


Impossible de montrer les techniques sur quelques photos car il y a un réel apprentissage du juste geste et il faut garder à l’esprit qu’il faut au début demander peu et souvent et savoir se contenter de peu pour progresser.


Que vous cherchiez à améliorer la performance de votre cheval ou simplement pour apporter du bien-être a votre compagnon, il faut oser le stretching. N’hésitez pas à vous former pour apprendre le geste juste ! 




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Journal Le Cheval n°306 du 14 Décembre


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