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Grand Prix de La Baule : « Il est où le bonheur »

  • Le podium (© ER)
    Le podium (© ER)
  • Beth Underhill (© ER)
    Beth Underhill (© ER)
  • Beth Underhill/Dieu Merci (© ER)
    Beth Underhill/Dieu Merci (© ER)
  • Yuri Mansur/Vitiki (© ER)
    Yuri Mansur/Vitiki (© ER)
  • Pierre Marie Friant (© ER)
    Pierre Marie Friant (© ER)
  • Pierre Marie Friant/Urdy dAstrée (© ER)
    Pierre Marie Friant/Urdy dAstrée (© ER)
  • Beth et son mentor Eric Lamaze
    Beth et son mentor Eric Lamaze
  • Pénélope Leprevost/Excalibur GFE (© ER)
    Pénélope Leprevost/Excalibur GFE (© ER)
  • Nicolas Delmotte/Dallas Vegas Batilly (© ER)
    Nicolas Delmotte/Dallas Vegas Batilly (© ER)
En direct de la Baule – En soixante ans d’existence le CSIO5* de La Baule en a célébré des moments précieux. L’édition 2022 vient d’en vivre un puissance 4. La victoire de la Canadienne Beth Underhill, avec le cheval et sous les yeux d’Éric Lamaze, chef d’équipe canadienne pour la première fois dans les circonstances que l’on sait. La deuxième place du Brésilien Yuri Mansur ensuite (consolation pour le clan brésilien après les deux chutes de Luis de Azevedo/My Way), qui montait le Hanovrien Vitiki, plusieurs fois blessé (y compris d’une fracture de la jambe gauche). Les 3è places ex-aequo enfin de Grégory Wathelet, le meilleur de la Coupe des Nations de vendredi, déjà avec son crack Nevados S, et de Pierre-Marie Friant, l’enfant du pays, qui monte sur le podium devant son public, premier podium 5* avec Urdy d’Astrée.

Oui elles sont belles les histoires dont se souviendront les amoureux du mythique et si attachant site baulois.
Celle du Grand Prix débute à treize heures. Les chapeaux et les casquettes sont de retour dans les gradins du stade François André : il fait chaud aujourd’hui, le vent frisquet d’avril ne trouble pas l’eau de la rivière, étale cette fois. Les drapeaux ne bronchent pas. Les cinquante meilleurs couples du week-end sont attendus.

Lesquels ont accompli la reconnaissance du parcours signé Grégory Bodo, qui promet du beau sport. Ils ne seront que treize à pouvoir fouler une seconde fois l’herbe printanière, et l’une des principales difficultés pour en être sera un chrono très court (80’’) qui poussera à la faute : Amy Millar et Truman, sans-faute sont pénalisés de 4 points de temps (!), c’est le cas le plus extrême. Ils seront nombreux à s’y casser les dents.
Vous mixez avec un triple en fin de parcours, saupoudrez d’un demi-tour avant la dernière ligne, et aspergez avec une rivière de près de quatre mètres… et vous aurez un parcours de taille à élire les cracks des cracks. Sept abandons, une chute (sans gravité).
Sept sans-faute dans les temps. Quatre pénalités de temps. Et les deux plus rapides des quatre points : Wathelet/Nevados Z et Steve Guerdat/Venard de Cerisy. Les rescapés.

Le second parcours est plus court mais l’esprit y est : il faut aller vite et Dieu qu’il est haut ce double, qu’il est gros l’oxer avant de tourner sur le dernier obstacle…

Les deux premiers à s’élancer sont les deux quatre points ; deux couples exceptionnels : le champion belge Grégory Wathelet/Nevados S, et Steve Guerdat/Venard de Cerisy, le second cheval de Laurent Vincent présent sur ce Grand Prix. Tous deux font l’entame de la plus belle des manières ! Sans-faute chacun, en 41’’66 pour le Belge, 41’’77 pour le Suisse. C’est là que Steve perd le podium, mais il ne le sait pas encore.
Le troisième sans-faute est pour le Brésilien Yuri Mansur, alors que dès le premier obstacle le puissant Hanovrien Vitiki ébranle la barre, qui ne tombe pas. Ils vont très vite tous deux, le fils de Valentino vole sur l’herbe, et c’est un magnifique sans-faute.
Un cavalier plus tard la Canadienne Beth Underhill, championne d’expérience de près de 60 ans, mais qui n’a repris la compétition que depuis six mois après une longue interruption, s’élance avec l’ancien cheval d’Éric Lamaze, récent promu chef d’équipe, l’étalon du sBs Dieu Merci Van T & L (Toulon x Corrado I). Éric Lamaze qui remportait le Grand Prix de La Baule par deux fois : avec Hickstead en 2011, avec Powerplay en 2014. Dieu Merci Van T&L fut le cheval de Frédéric Vernaet, le cavalier de Luc Tilmann, 6è à Maastricht en 2019, avant d’être vendu à Éric Lamaze, qui le montera jusqu’en début de saison 2022. Avant de mettre fin à sa carrière de cavalier, terrassé par le cancer.
Le talent de Beth et Dieu Merci ? Ne toucher aucune barre, aller plus vite que le Brésilien Mansur, et de plus d’une seconde s’il vous plaît. La cavalière rejoint Janou Lefèbvre, 1è gagnante du Grand prix baulois en 1963 avec Kenavo D, et victorieuse en 1969 et 1971 avec Rocket. Alexandra Ledermann en 1997 avec Aferco. L’Allemande Simone Blum, gagnante en 2019 avec DSP Alice. Et la Britannique Holly Smith avec Fruselli en 2021.

Il y a un troisième homme qui prend de la hauteur sur le site baulois. Pierre Marie Friant, chez lui, porté par le public, faute sur le maudit oxer final mais boucle en 41’’66, comme Wathelet. Sous les yeux de son père Jacques qui jadis avait terminé second du derby avec son Omnibus (3eme du nom), il rafle la 3è place ex-aequo devant tout le gratin de la planète jumping, en selle sur son incroyable Urdy d’Astrée, un fils de Bouffon du Mûrier (x Pamphile) né en Vendée chez les Bachellereau.
Chapeau bas.
Moment magique que celui du podium, avec Beth que conseilleront Wathelet et Friant, hilares, pour déboucher le Moët et Chandon. Éric Lamaze qui arrose son « élève » et s’éclipse.

Quatre belles histoires, de courage et de talent comme nous les aimons.

C. Robert

09/05/2022

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