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« Le plaisir de mettre une bonne note »

JSF de Saint-Lô Juge référent de l’ANSF, Michel Gaspard, éleveur en Lorraine et fin connaisseur en matière d’élevage, a été de tous les ateliers de jugement à Saint-Lô. Au retour d’une tournée qui l’a conduit successivement en Angleterre au concours
étalons de l’antenne ANSF, en Belgique avec Marc Roguet pour l’agrément au BWP, à Lanaken chez Z et à Pompadour au concours des 3 ans et juments AA, il ramène une somme d’observations qu’il fait volontiers partager.

« La mauvaise note, dit-il en préambule, nous ne la mettons jamais par plaisir. En revanche, la bonne note, oui, c’est un plaisir. Nous sommes en attente du bon cheval et lui mettre une bonne note est un plaisir. Cette notion est partagée par tous les jurys qui sont heureux de voir un bon cheval. C’est valorisant pour nous et c’est valorisant pour l’éleveur. Il est bien évident que l’on voit les défauts, mais nous voyons aussi ce qui va bien. Il faut être conscient de cela. Notre but n’est pas de démolir mais de faire avancer les choses.

A Saint-Lô nous avons invité des juges étrangers : M. Rump pour le Hanovre, M. Sievers pour le Holstein et M. Neppert pour le Luxembourg. Nous nous retrouvons d’ailleurs dans tous les jurys internationaux. La comparaison de nos notes a montré que nos jugements étaient très proches.

La nouveauté cette année fut le test d’aptitude à l’obstacle. Pourquoi ? Parce que nous nous sommes aperçus que, parfois, certains chevaux avaient du mal à porter le cavalier. Pour cet atelier, nous avons fait appel à deux cavaliers de l’Acsof, Jacques Bonnet et Xavier Leredde. Nos jugements se sont accordés, sauf pour un cheval. La discussion permet de progresser. C’était une première et les cavaliers ne savaient pas exactement ce que nous voulions, mais dans l’ensemble ce test - dont la note entre dans le classement final - fut très concluant. C’est un réel plus pour le commerce. On avance dans la bonne direction.

Les juges allemands ont été épatés par la foire aux foals du samedi matin. C’était un rassemblement extraordinaire. Ils n’avaient jamais vu cela dans un concours officiel. C’est la France rurale qui était là avec ses éleveurs, paysans pour la grande majorité. La source de l’élevage. Il faut maintenir ce rassemblement et aménager la matinée pour permettre à tout le monde d’avoir du temps. Par exemple en ne reprenant le samedi matin que les 35 premiers 3 ans du classement. C’est à l’étude.

Un commentaire des juges allemand concernant les foals : ils trouvent les dos un peu justes, pas assez tendus et un peu relâchés derrière le garrot. Pour le reste, rien à dire. Il y avait de la qualité. S’il avait le temps, M. Rump aurait acheté un poulain.

Notre volonté est de toujours bien faire et d’aider les gens à le faire le mieux possible. »

19/10/2007

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