- Toute l’actualité du cheval et des sports équestres

Saint Lô : l’AEC fait le printemps


26/04/2018
    
Premier week-end, du 13 au 15 avril (plus de 1 300 engagés), hésitant entre soleil et averses orageuses, et un deuxième inondé de soleil, plus d’été que printanier, l’Association des Ecuries et Concours de Normandie eut de la chance : il fallait gérer plus de trois mille engagés ! Alexis Gautier et Siroco de Coquerie enlèvent le Grand Prix Pro 2 le 15 avril et Julien Epaillard avec Quedge Deenne s’empare du second le 22 avril.
 , 
 , Présent lors du deuxième week-end du Meeting de Printemps, organisé par l’AEC Normandie au pôle hippique de Saint-Lô, Le Cheval est parti à la rencontre d’un des plus importants organisateurs de France. Décryptage avec Charles Hubert Blin, le charismatique président de l’AEC.
 , Edward Levy était présent lors du Meeting de Printemps à Saint-Lô. Rencontre avec ce cavalier aussi humble que talentueux. 


1re joute : Siroco de Coquerie


Le barrage du Grand Prix 1m45 Audevard - Saint-Lô Agglo de ce 1er week-end du Meeting de Printemps se composait de cinq couples rescapés des trente-deux au départ. L’étalon Siroco De Coquerie, fils de Querlybet Hero, est le grand gagnant du Grand Prix Pro 1 avec Alexis Gautier, suivi de près par Thomas Rousseau et Up To You*GFE (Calvaro), autre étalon, plus jeune de 2 ans. Rudy Cock prend la troisième place avec Un Dollar de Blondel, un étalon également, fils de Dollar Dela Pierre, né chez Michel Ruel. Alexandra Lederman rate le podium d’un chas d’aiguille, quatre centièmes de seconde, avec le fils de Cento né chez Michel Guiot, Requiem De Talma. 5e et dernière double sans-faute, Amélie Spilmann Lebrisollier, maintenant installée aux Écuries de Quilly, avec Verano d’La Rousserie, un fils de l’Arc.


Le Haras d’Elle était à la une le samedi soir avec la victoire de Bertrand Pignolet et la fille de Quaprice Boismargot Quincy, Upsala de Cartigny dans le Grand Prix 1m40 du Conseil départemental de la Manche. Axelle Lagoubie et Aryan de l’Yserand sont à la 2e place, devant Thomas Rousseau et Ascott des Vaux. Thomas Rousseau qui allait choisir le Grand national de Cluny la 2e semaine a performé le 18 en enlevant le Grand Prix avec Up to You, l’étalon du GFE et en classant 6e Ascott des Vaux, son autre performer, père de Imagine des Vaux qui vient de naître chez Georges Lepetit. (Photo). Huit jours plus tôt c’était Hubert (Pignolet) qui s’imposait dans la Vitesse du Prix Normandie Terre de Cheval avec l’étalon de 10 ans Upsilon d’Elle (Quick Star), alors qu’ils étaient cent à se confronter à lui.


2e joute : Quedge Déenne


Pour le 2e week-end Pénélope Leprévost était présente avec pas moins de 16 chevaux de ses écuries, Patrice Delaveau également, et tous les grands noms français de la Planète CSO.


Le dimanche 22 avril, le Grand Prix Audevard - Saint-Lô Agglo 1m45 laissa se battre 21 barragistes, des 72 au départ. Ecrasante victoire de Julien Epaillard et la jument SF Quedge Deenne (Elan de la Cour), les plus rapides en 41’’19. Le couple prend plus d’une seconde au cavalier des Yvelines Jérôme Hurel et le gris Viamdios d’Avril, un fils de Diamant de Semilly. Edward Levy est troisième avec Starlette de la Roque (Jumpy des Fontaines), elle qui remportait la vitesse Pro 1 140 du samedi ! 


Dimanche, l’Épreuve de Vitesse 1m40 du Prix Conseil départemental de la Manche, avant le Grand Prix Pro 1, comptait pas moins de 101 partants. Le cavalier du Calvados Edward Levy se permet un magnifique doublé, premier avec Starlette de la Roque, 2e avec Umbrella Ter Wilgen Z, jument de 9 ans, fille de l’Anglo-Européen Udarco Van Overis, devant Timothée Anciaume et le fils SF de Quantum (Holst), Ulster de Nantuel.


Top 7 : Babete Ardente et Baccara du Talus


La FFE organisait, en collaboration avec la SHF, à Saint-Lô une étape de son circuit réservé aux chevaux de sept ans : le Top 7. Le premier week-end c’est Manon Geismar Bonnemains qui remporte la mise sur 67 partants, avec Babete Ardente, une jument née chez Pierre Lepelley, fille de Messire Ardent.


1. Babete Ardente/Manon Geismar Bonnemains (0 et 37’’97; 2. Baltazar du Bust/Ludovic Tripon (0 et 39’’64); 3. Best of Iscla/Valentin Besnard (0 et 40’’04); 4. Belle des Forêts/Benjamin Ghelfi (0 et 40’’05); 5. Boomerang du Milon/Benoit Guerin (0 et 41’’23); 6. Bora de Kerarrouan/Jean Le Monze (4 et 42’’37); 7. Gicarla/Axelle Lagoubie (8 et 37’’48); 8. Boubou de la Roque/Geoffroy de Coligny (1 et 72’’06).


La Finale du Top 7 huit jours plus tard a connu affluence d’engagés (79), dont quatorze disputeront le barrage. Huit jeunes chevaux réitèrent leur sans-faute dans cette épreuve du GFE. 


Benjamin Devulder s’impose avec l’étalon Baccara du Talus (Calvaro), né chez Jacques Le Boëdec, suivi d’Arthur le Vot et Bacardi de B’Neville, Alexis Deroubaix étant 3e avec Bornthis Way Chapelle, encore lui. 4e, Alexis Gauthier/Bogoss de Kens, 5e Marc le Berre/Bee Bop du Up, 6e Margaus Rocuet/Bonnie du Park, 7e Daniel Dormaels/Bandro Boy de Béthune, et, derier double sans-faute, Frédéric Busquet/Galak d’Eclipse.


Charles-Hubert Blin « Tout pour les cavaliers et pour le sport »


Déclinez-nous l’historique de AEC Normandie, et donnez-nous quelques chiffres


« L’AEC (Association des Ecuries de Concours) a été créée en 2006. A l’époque, cette association regroupait toutes les écuries de concours de Basse Normandie. Aujourd’hui, c’est devenu la Normandie (fusion de la Manche, Calvados et Orne). Pour avoir une idée, ce week-end c’est environ 80 000 euros de dotation dispatchés sur les deux pistes. Sur place, on a exactement 365 chevaux, ce qui est énorme pour un national. En nombre de parcours réalisés, on en compte plus de 1 700, ce qui est un record en France. Par exemple, 80 engagés dans le Grand Prix, dont un bon nombre de pilotes internationaux, c’est un vrai gage de qualité, de réussite et d’encouragement pour notre association qui se dévoue pour les cavaliers et pour le sport ». 


Le partenariat, un facteur indispensable ? 


« L’AEC peut compter sur deux types de partenaires. Dans un premier temps, nous pouvons compter sur les partenaires publics comme le département de la Manche et l’agglomération saint-loise, très présents. Pour pérenniser nos évènements, nous utilisons la communication, et nous essayons de toujours trouver de nouvelles idées. Par exemple, l’année dernière, c’était la surprime de 50 000 € au double vainqueur consécutif de nos Grands Prix. Cette année, Audevard, l’un de nos partenaires privés, s’est proposé pour offrir un cadeau à chaque participant. Je pense que ce genre de petits cadeaux apporte un esprit de convivialité et un gage de savoir-faire en tant qu’organisateur ».


Ce format national est satisfaisant ou un CSI aurait été préférable ? 


« Cette édition a rassemblé beaucoup de monde, que ce soient des cavaliers en tête d’affiche, un large public plus ou moins connaisseur et plusieurs partenaires de qualité… Le tout sous un soleil des plus agréables. Alors un format national nous convient pleinement surtout qu’il ne faut pas oublier que nous avons un CSI programmé en novembre lors du Meeting d’Automne. Je précise quand même que rien n’est figé, malgré le fait que ce genre d’évènements soit une vraie réussite ».


L’AEC au sein du pôle de Saint-Lô, un atout majeur ? 


« Nos Meetings sont une sorte de développement du Pôle Hippique puisque nos évènements rassemblent les différents acteurs de la filière dans ces merveilleuses infrastructures. On est capables d’avoir deux pistes, bientôt trois donc nous pourrons encore développer nos formules. Quand on parle de développement, notre principale source sera la recherche de nouveaux partenaires ».


Edward Levy : « prendre de l’expérience »


Vous signez la superbe performance d’avoir classé vos montures 1re et 2e de la vitesse 1.40m lors du Meeting d’Automne de Saint-Lô… Votre sentiment ? 


« C’est toujours très sympa ce genre de classements. C’est sûr qu’en plus, quand il y a autant de monde d’engagé (ndlr : plus d’une centaine), ce sont des épreuves difficiles à gagner donc j’étais très content des deux juments. Elles ont vraiment bien sauté ».


Un mot sur la progression d’Umbrella ?


« Umbrella est une jument de 8 ans, qui a déjà sauté des épreuves 1.50m. Elle va sauter son premier gros grand prix au Touquet, en rentrant de New-York et c’est une jument qui a je crois de gros moyens, qui commence à prendre du métier, de la technicité et à mon avis elle va faire de belles épreuves. Elle appartient à Brianne Goutal, et c’est une jument qui est plus ou moins à vendre ».


Un mot sur le meeeting : c’est une étape de préparation pour votre saison ? 


« Tout dépend quel genre de chevaux on emmène lors de ce genre d’évènements. Lorsqu’on est accompagné par des chevaux avec lesquels on se projette dans le grand sport, on se dit que c’est une étape de formation. On sait que les parcours de Jean-Paul Lepetit sont souvent sélectifs, que les hauteurs ne sont jamais au rabais. Maintenant, pour les chevaux de niveau inférieur, ça peut être une belle réussite de gagner, en l’occurrence, le Grand Prix de Saint-Lô ».


New-York la semaine prochaine, une opportunité hors norme ?


« C’est vraiment génial de pouvoir participer à ce genre de concours. J’ai la chance de disposer d’un piquet fourni me permettant de sauter ces épreuves et de faire ces beaux voyages. Maintenant, à chaque fois que je participe à un concours 5* , j’y vais avec beaucoup d’envie, et beaucoup de motivation parce que c’est nouveau pour moi et que même si j’ai deux ou trois chevaux me permettant d’être compétitif à ce niveau, ça a toujours une autre saveur ». 


Quelques nouvelles de Sirius ? 


« Nous gardons le cheval pour la saison extérieure. Il a redémarré à Oliva Nova (tournée en Espagne) dans le but de le rendre opérationnel cet été pour des beaux concours et sera engagé au CSI2* de Fontainebleau. Le cheval est en pleine forme ! »


Les Jeux Equestres Mondiaux de Tryon, un rêve ou un objectif ? 


« C’est un rêve plus qu’un objectif, en fait je ne me sens pas le premier concerné par cet évènement. Dans mes objectifs, j’essaie d’être toujours très lucide même si je sais que j’ai la chance d’avoir un très bon cheval que je connais vraiment bien. Plus concrètement comme objectif, ce serait de participer à de plus en plus de CSI 5*, d’y être performant, de prendre de l’expérience et d’en donner à mes chevaux ».




A lire aussi : Basse Normandie



Publicité



Vous devez être membre pour ajouter des commentaires. Devenez membre ou connectez-vous



Aucune réaction postée pour le moment. Soyez le premier à réagir à l’article.


Journal Le Cheval n°300 du 20 Juillet 2018


je m’abonne !  je lis

  • Vincent Mourier
  • Théodora Ivanov
  • Sur scène
  • Sur scène
  • Secrétariat cavaliers


Newsletter

Ne perdez pas le fil de l’actualité équestre