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JO: c'est fait


11/07/2017
    
Tout le monde est gagnant. Mardi 11 juillet, le Comité international olympique (CIO) a confirmé le principe de double attribution des Jeux de 2024 et 2028. Le CIO et les deux villes doivent désormais trouver un accord "tripartite" pour décider de l'ordre d'attribution. Cela sera tranché le 13 septembre prochain à Lima au Pérou. Mais pourquoi le CIO a-t-il opté pour cette option, qui requiert une modification de la charte olympique ? Explications. 

Car les deux candidatures sont "excellentes"

Le CIO a ouvert en mars dernier un groupe de travail pour examiner l'option d'une double attribution des Jeux olympiques, de 2024 et 2028, car les candidatures portées par Los Angeles et Paris étaient particulièrement bonnes. "Nous avons là une opportunité, nous avons deux excellentes candidatures de deux grands pays olympiques", avait alors déclaré Thomas Bach, le président du CIO. 

Lors de ses visites à Los Angeles puis à Paris, le président de la commission d'évaluation du CIO, Patrick Baumann, s'est montré bluffé par les plans des deux villes. A Los Angeles, il avait salué "une excellente base pour que les Jeux puissent se dérouler ici", et quelques jours plus tard à Paris, "une présentation de projet exceptionnelle et bien détaillée".

Car les candidats se font rares pour 2028

Si le CIO veut éviter le risque de perdre une candidature de qualité pour les Jeux 2028, c'est que la compétition pour leur organisation est de moins en moins acharnée.

Les Jeux de 2024 n'ont pas bénéficié d'une pléthore de candidatures. En octobre dernier, Rome avait même officiellement retiré la sienne, suivie par Budapest en mars, laissant seuls Paris et Los Angeles en lice. Il faut remonter à 1981 pour trouver une désignation des Jeux d’été aussi peu ­concurrentielle que celle de 2024, note par ailleurs un article du Monde. Séoul avait alors remporté l'organisation des Jeux de 1988 face à une seule rivale, la ville de Nagoya au Japon. 

En cause : le coût prohibitif de l'organisation des Jeux. Ceux de Londres, en 2012, ont coûté 10 milliards d'euros, tandis que le budget de Tokyo pour 2020 devrait atteindre 16 milliards d'euros, l'équivalent du produit intérieur brut de la Bosnie-Herzégovine. Ces coûts faramineux peuvent aussi faire basculer dans la crise des économies trop fragiles, explique un article de Géopolis, comme la Grèce après les Jeux d'Athènes en 2004 ou le Brésil après les Jeux de Rio en 2016. 

Car cela permet d'éviter les perdants 

Une double attribution aurait enfin l'avantage ne pas faire de perdants, puisque le lot de consolation pour le candidat malheureux de 2024 serait l'obtention de ceux de 2028. Et en évitant de faire un perdant, c'est aussi le CIO qui est gagnant, puisqu'il s'assure une ville avec un très bon dossier pour l'accueil des Jeux de 2028. 

Reste à savoir si la ville qui hériterait de 2028 se sentira lésée. Paris a continué à militer fermement pour 2024, faisant valoir l'aspect historique du centenaire des Jeux de 1924, qui avaient eu lieu à Paris. Tony Estanguet, le co-président de Paris-2024, avait même lancé un ultimatum au CIO, en indiquant qu'"il n'y aurait pas de jeux Olympiques à Paris en 2028". 

Los Angeles, de son côté, s'est montrée beaucoup plus flexible. "Pour parler clairement, la candidature de LA 2024 n'a jamais été uniquement à propos de Los Angeles et uniquement à propos de 2024" a expliqué le patron du comité de candidature LA 2024, Casey Wasserman. Quoi qu'il en soit, la décision devrait être prise le 13 septembre, lors de la session du CIO à Lima (Pérou). 

 

 (Source Franceinfo)



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Journal Le Cheval n°288 du 27 Octobre 2017


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